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 Deux étincelles de sympathie forment une flamme de gentillesse [PV : Ake-chi]

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MessageSujet: Deux étincelles de sympathie forment une flamme de gentillesse [PV : Ake-chi]   Ven 16 Mai - 23:14

Elle était heureuse dès son réveil. Sa rencontre avec Tom l'avait emmené sur un petit nuage, et elle se sentait apaisée. Depuis longtemps, cette sensation n'était pas descendue vers elle. Apaisée, détendue, heureuse... Elle vivait simplement une instance de bonheur. Qui sait combien de fois elle avait vécu ce genre de moments ? Moins que les doigts d'une main, cela était clair. Elle baignait dans le bonheur. Souriante à souhait, sincèrement, un visage serein et calme, un regard doux et empli d'humanité, une aura bienveillante et joyeuse irradiant à des kilomètres à la ronde... Rien ni personne n'allait la défaire de ce moment de pur bonheur. Même l'odeur affreuse d'oignon mielleux qui régnait dans le manoir n'y changea rien. C'est heureuse qu'elle prit son petit-déjeuner, fredonnant un air très connu de Pharell Williams. Une démarche dansante, de la tendresse s'instaura dans son regard.

Elle était heureuse lorsqu'elle se rendit à pied à l'hôpital alors qu'il était... Elle regarda sa montre... ... Un peu plus de six heures et demie du matin. Elle arriva quarante cinq minutes plus tard à l'hôpital, illuminant les lieux de sa tendresse, sa douceur et sa bienveillance. Elle était juste heureuse, nageant dans un bonheur qui lui faisait presque oublier son don. Seule la concentration nécessaire au filtrage lui rappelait sa Malédiction des Sens. Lola s'en fichait royalement. Car la plénitude et le bonheur embrumait son être d'une joie telle qu'elle mit particulièrement de cœur à sa tâche. Et qu'elle utilisa son don dans la joie d'aider une personne, deux en une matinée. Deux opérations, c'était lourd à supporter quant aux émotions et pensées qu'elle recevait, mais rien à faire. Elle était heureuse, simplement heureuse, et elle ne savait combien de fois elle allait se répéter qu'elle était heureuse.

La matinée finie, son déjeuner englouti en dansant dans son bureau entre trois appels, elle avertit Zuma qu'elle allait devoir pleinement endosser son rôle de sous-directrice et de directrice de la division urgentiste et chirurgicale. Sa nièce se contenta de la féliciter de prendre enfin du temps pour elle. Lola savait qu'elle devait profiter d'être heureuse pour redécouvrir les lieux de son quotidien, qu'elle voyait bien autrement que lorsqu'elle fuyait son don... Ou quand les pensées des animaux apeurés ou affamés venait perturber sa méditation. Mais là... Elle était heureuse. Elle prit son violon et son archet, et sortit de l'hôpital en fredonnant le même air que le matin-même. Elle se dirigea instinctivement vers la forêt, les arbres lui faisant l'effet d'un véritable baume au cœur. Ah, ce qu'elle aimait être heureuse...

Sans compter que Koizu et Nana chuchotaient à voix basse sur les raisons qui poussaient Lola à être si joyeuse alors que... La rencontre avec Tom s'était déroulée il y a trois jours. Rien à faire. Si même Koizu et Nana décidaient de se la mettre en veilleuse, cela signifiait qu'une seule chose ; elles savaient pertinemment bien qu'il fallait laisser Lola dans sa joie, et ne pas la déranger avec leurs querelles. Auxquelles elle n'allait de toutes façons pas prêter attention, alors où est l'intérêt d'en faire, mhm ? Ce fut l'argument de Koizu pour discuter avec Nana de sujets qui ne les fâcheraient pas. Discutant à voix basse, elles laissèrent le corps principal s'extasier sur la beauté de la forêt, la beauté de chaque chose qui l'entourait. Lola s'avança ainsi, caressant l'herbe fraîche, effleurant les pétales des fleurs, posant sa main furtivement contre l'écorce rugueuse des grands arbres qui l'entouraient.

Lola s'arrêta dans une petite clairière nimbée de lumière en ces quatorze heures et quart de la journée. Elle ferma les yeux, et laissa ses doigts la guider vers une musique. Une mélodie qu'elle aimait beaucoup, dont elle fredonnait l'air, telle une voix cristalline accompagnant les notes que produisait l'archet en passant sur les cordes. Certaines pincées par les doigts de Lola, d'autres non. Elle se laissait envahir par la mélodie et son bonheur ne fit qu'augmenter, irradiant comme une lumière blanche à des lieues à la ronde pour qui savait voir. Un sourire sincère et heureux étira ses lèvres. Lorsqu'elle rentrera chez elle, demain, entre quatre et six heures du matin, elle pensera à jouer du piano. Elle se débrouillait nettement mieux au piano qu'au violon, pourtant... Le son du violon qui emplissait l'endroit renforçait sa plénitude et son bonheur. Est-ce possible d'être heureuse à ce point... ? Est-ce seulement possible... ?

Lorsqu'elle entrouvrit les yeux, six minutes plus tard, ce fut pour terminer sa mélodie et... Voir des bois de cerf quelque part, dans l'ombre, à la lisière de la lumière de la clairière où Lola se trouvait. Pour ensuite voir une chevelure brune voleter par la brise légère et taquine qui emplissait les lieux. Une personne. Une personne la regardait, l'avait entendue, ou bien est-ce Lola qui gênait... ? Elle baissa son archet, puis son violon, avant d'apercevoir le petit autel de pierre derrière elle. Lentement, elle se retourna vers la personne qui, manifestement, était toujours là, mais elle ne bougea pas, ne souhaitant pas provoquer de réactions désobligeantes. Ses yeux restaient rivés sur les bois et les oreilles de cerf, puis sur les cheveux bruns, puis sur ses yeux d'une profondeur magnifique, pour revenir sur les bois. Ils étaient...

- « Ces bois sont... magnifiques... »

Sa voix douce et cristalline avait parlé. Lola était plus heureuse que jamais. Décidément... Est-ce seulement possible d'être heureuse à ce point ? Oui, ça l'était. Se rendant compte que son attitude n'était pas des plus courtoises, elle s'inclina respectueusement avant de reprendre la parole.

- « Bonjour... Excusez-moi si j'ai été, ou je suis, indiscrète... »
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MessageSujet: Re: Deux étincelles de sympathie forment une flamme de gentillesse [PV : Ake-chi]   Dim 25 Mai - 17:38


Deux étincelles...

« PV Lola»


Le jour était levé. Les oiseaux chantaient dans la forêt. Le soleil était déjà haut dans le ciel qui ne comptait aucun nuage. Quelle aubaine pour moi.
Étant mi-cerf, il m’est naturel d’aller en forêt, mais j’avouerais que, y aller alors que des nuages assombrissant le ciel et qui ne présageraient rien de bon pour la journée ne me donne guère l’envie et la force de marcher dans les allées fraiches et verdoyantes.
Pourtant, ce matin avait beau être plutôt radieux, je me sentais mal. Mon teint était plus pâle qu’à son habitude. Qu’avais-je ? Peut-être que, du fait de mon arrivée ici, à Sygridh, je n’avais pu ressourcer mes pouvoirs dans un sanctuaire digne de ce nom. Il est nécessaire à une créature divine de prendre … comment vous dites ? Ah oui, de prendre du recul et de « recharger ses batteries ».

Vous, humains, vous utilisez milles mots pour dire quelque chose de simple. Mais, toutes ces expressions, varient les conversations. Sûrement, elles changent un contexte de discussion. Peut-être que je devrais étudier cela aussi ?
Perte de temps, ou gain d’informations vous concernant ? Je dois garder mon but en vue… Même si, l’envie d’en apprendre plus sur vous, humains, est plus forte que tout.  

« Otosama… Pardonne-moi. Je dévie surement, mais je sais que tu veilles sur moi. »
Je me suis alors dirigée vers la forêt. J’avais entendu qu’un autel y était. Peut-être y pourrais-je me ressourcer, qui sait ?

« De mon kimono je suis vêtue. Le plus simple appareil et aussi le plus exquis. »



J’arrivais dans la forêt. J’avais beau ne pas la connaître, je savais où aller pour trouver cet autel. Je marchais doucement mais sûrement vers ce lieux. Soudain, en arrivant, j’entendis quelqu’un. Oui, quelqu’un. Ce n’était pas une présence animale ou démoniaque, mais plutôt celle d’un humain ou d’une humaine. Cet individu portait sur lui, une odeur de lys.  Un son accompagnait cette douce odeur : celui d’un violon qui résonnait parfaitement dans l’écho de la forêt. Le vent faisait virevolter doucement mes longs cheveux bruns. J’allais parler mais, je mis ma manche devant ma bouche. Je ne devais déranger … cette humaine qui maniait si bien l’instrument. Je m’approchai doucement vers elle. Puis, elle s’arrêta et ouvrit ses yeux. Elle me regarda et posa ses yeux sur mes bois : instinctivement, je baissai mon regard.  
Sa voix était douce et son ton … qui ne sentait ni la moquerie, ni la critique ou autre.

- « Ces bois sont... magnifiques... »

Je relevai mon regard de jade vers elle. Elle reprit avant de s’incliner :

- « Bonjour... Excusez-moi si j'ai été, ou je suis, indiscrète... »

Je souris et m’inclina très bas, pour lui montrer mon respect envers elle, qui avait fait preuve de respect envers moi aussi. Pour la première fois, une humaine me parlait gentiment.

- « Ohayo gozaimashita … » lançais-je doucement.

Puis, je m’approchai d’elle.

- « Je suis Akemi, l’esprit du Cerf des Montagnes. Qui êtes-vous jeune demoiselle ? »







Dernière édition par Akemi Asahinna le Ven 15 Aoû - 21:01, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Deux étincelles de sympathie forment une flamme de gentillesse [PV : Ake-chi]   Lun 9 Juin - 1:01

Alors qu'elle venait d'achever un mouvement de son archet, et que plusieurs autres mouvements s'enchaînèrent, se rapprochant de plus en plus de la fin de la mélodie, quelque chose vint la titiller. Une pensée douce et pure qui étincela dans sa tête autant que son aura lumineuse irradiait toujours à des lieues à la ronde. Elle ne devait pas déranger... cette humaine qui maniait si bien l'instrument. Le sourire de Lola s'agrandit quelque peu en réponse sibylline, et elle acheva sa note d'un mouvement fluide. La dernière note de sa mélodie qui lui plaisait tant. Elle devrait la jouer au piano, depuis le temps qu'elle le pensait... Elle baissa son instrument d'une main et son archet de l'autre. Et ouvrit les yeux, comme pour sortir de la transe dans laquelle jouer d'un instrument la mettait. Ses yeux virent alors une chevelure brune perdue dans les feuillages et l'environnement forestier, après avoir vu distinctement des bois et oreilles de cerf. Elle se tourna alors, montra son dos au très ancien autel qui siégeait on-ne-sait-comment dans cette clairière. Et retrouva ce qui l'avait tant fasciné, même si un détail la troubla. Une odeur de plantation de riz et de canne à sucre lui chatouilla les narines. Autant pour elle-même que pour apaiser cette odeur, Lola dit alors de sa voix douce et cristalline :

- « Ces bois sont... magnifiques... »

Lorsque le regard de jade de la jeune femme rencontra celui de notre Néphilim, cette dernière n'en fut que plus heureuse encore. Rien ne semblait arrêter sa joie et sa bonne humeur, même si... Le sourire de Lola se fit plus tendre. Même si elle devenait moins courtoise et respectueuse. Ah vraiment quelle honte... Voilà qu'elle perdait toutes ses manières à présent. Coude plié sur son torse, main sur le cœur, notre Rousse s'inclina respectueusement.

- « Bonjour... Excusez-moi si j'ai été, ou je suis, indiscrète... »

En voyant son sourire, elle ne put que le lui renvoyer son sourire le plus lumineux. Et oui, Lola était sur un nuage doré qui l'emmenait vers des cieux inexplorés, et elle ne semblait pas prête de redescendre. La preuve, cela devait bien faire trois jours qu'elle n'était pas revenue sur la terre ferme. Lorsque la Brune s'inclina également très bas, Lola ne s'était toujours pas redressée. Et elle avait bien fait, vu l'étendue du respect que la demoiselle lui accordait.

Respect de mon cul, elle s'incline juste pour faire sa fayote et tu ne vaux pas mieux, la vieille roussarde.

Koizu, je t'en prie... Dans certaines cultures, ces gestes possèdent moult significations. Ne va pas les dénigrer juste par ton manque de connaissance à leur égard.

Oh la pédante, je t'ai pas sonnée que je sache, dégage !

Vos gueules les gêneuses, merde !

Elles n'auront pas fait long feu, ces deux-là... Elles n'ont tenu que trois jours, ce qui était déjà un miracle en soi. Cependant, l'aura et l'expression de Lola restaient inchangées. Oui, elle était toujours aussi heureuse. Et c'est exactement ce moment que choisit l'inconnue pour se prononcer.

- « Ohayo gozaimashita … » lança-t-elle doucement.

Souriant, Lola se redressa en même temps que la jeune fille qui était, en possédait des origines du moins, japonaise. Elle répéta les mêmes mots, comme pour lui renvoyer son salut dans une seule et simple marque de respect. Lorsqu'elle se rapprocha de la Néphilim, cette dernière rangea son violon correctement avec son archet dans la poche noire adéquate. Sur ce, elle se redressa et se tourna vers l'inconnue... Qui ne resta pas bien longtemps une inconnue.

- « Je suis Akemi, l’esprit du Cerf des Montagnes. Qui êtes-vous jeune demoiselle ? »

L'esprit du Cerf des Montagnes... D'où les bois de cerf si magnifiques... Cependant... Lola se gratta furtivement la nuque. Ce n'était pas seulement que de la réserve que d'avoir du mal à révéler son identité, mais bien le temps. Car elle n'allait pas dire dès les premiers échanges comment elle ne se nommait, il ne fallait pas non plus trop rêver. Son aura luminescente disait le contraire, car la Néphilim était toujours perchée sur son petit nuage doré. Elle n'avait pas intérêt à tomber, car la chute sera bien longue et surtout très douloureuse le cas échéant. Elle laissa le silence s'instaurer, ponctué par les légers bruits de la brise qui venait danser avec leur chevelure. Non, décidément, elle était réservée, elle mettait du temps à se révéler aux autres, mais ici, il y avait autre chose. Elle sentait comme une aura particulière, une aura que seules les créatures surnaturelles dégageaient. Révéler son identité... Son bonheur fit taire ces pensées, et elle prit le parti d'arrêter de se torturer les méninges et de répondre en étant pleinement elle-même.

- « Je suis seulement celle que vous choisirez de voir, Akemi-sama. »

Une réponse qui pourrait paraître sibylline, mais qui n'en restait pas moins vraie. Après tout, nous avions beau avoir une identité, nos interlocuteurs n'y voient que ce qu'ils choisissent de voir. Son sourire, sa voix douce furent là pour attester que Lola n'était nullement en train de manquer de respect, mais plutôt le fait qu'elle ne faisait que répondre de la manière la plus honnête qu'il soit. Puis, un détail lui revint en mémoire. Oui... Cette odeur de plantation de riz et de canne à sucre... Une odeur de gêne, une odeur qui témoignait de l'habitude à être rabaissée. Elle fit taire sa curiosité. Elle avait appris. Une fois, pas deux. Son bonheur déclencha une explosion de lumière, qui se stabilisa en l'intensité qu'elle avait soutenu jusqu'à alors. Pas de noirceur, pas de chute, elle restait sur son petit nuage doré...

- « Par contre... Ne soyez pas gênée en ma présence.. Akemi-sama... »

Elle regarda alors sa sacoche contenant son violon et se surprit à rire légèrement. De ses abysses océaniques irradiant d'une lueur de joie, elle enchaîna quelques dizaines de secondes plus tard. Une idée avait germé dans son esprit.

- « Si vous voulez, je peux rejouer du violon. Ou bien... Oh ! Peut-être que vous voudriez apprendre à en jouer ? », elle marqua une courte pause et se gratta sommairement la nuque. « Décidément, je m'enflamme, moi... »

H.R.P:
 


Dernière édition par Lola S. Johns le Ven 15 Aoû - 23:27, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Deux étincelles de sympathie forment une flamme de gentillesse [PV : Ake-chi]   Ven 15 Aoû - 23:04


Deux étincelles...

« PV Lola»


Quelle était cette humaine, qui me parlait ainsi ? Tant de… familiarités, cela me parait suspect. Devrais-je me méfier d’elle, une parfaite inconnue ? Pourtant, son odeur me dit quelle n’est pas une mauvaise personne… Enfin, je dois essayer de me faire respecter par les humains, c’est ce qu’Otosama me répétais souvent !

- « Comment osez-vous… Me parler aussi familièrement, sans même vous présenter ? Je ne vous connais pas, et vous me proposez des choses… Moi, je me suis présentée en première… À votre tour maintenant… » Dis-je alors, baissant mes oreilles et faisant la moue.

Je lui offrais les yeux de biches, dont Okasan avait le secret, et qu’elle m’avait transmit. Je mis ma manche de kimono devant mon nez, sentant une odeur dérangeante. Un démon ou… Un Néphilim…  Les Néphilims avaient toujours craints les esprits de la nature, étant les esprits originels, ils ont un pouvoir plus pur et puissant, enfin, suivant le détenteur de l’esprit. Mon père m’avait tout appris, je pouvais me défendre. Je tendis mon bras droit, faisant bouger les branches des arbres d’un simple mouvement de mes fins doigts, les transformant en fines lames et les pointant vers elle.

- « Que me veux-tu… Néphilim ? Pourquoi es-tu en ce lieu sain !? » Dis-je en pointant de l’autre main l’Autel sacré derrière elle  « Réponds ou tu sentiras ces lames te transpercer et te purifier ! »

J’avais peur, mais ne le faisais pas ressentir. Des fleurs de cerisiers apparurent sur mes bois, prévenant le combat. Je n’aime pas la violence dite de « gratuite » mais… Si le sort de l’Autel sacré en dépend, alors je dois combattre, donnant corps et âmes dans la bataille.

Je fis approcher les branches d’elle, et de ma main gauche, je créai une barrière devant l’Autel. Très rudimentaire, mais cela pourrait servir quand même. Je me risquai alors, m’approchant moi-même de cet individu aux cheveux roux, faisant des pas légers et à peine audibles, grognant légèrement. Ma démarche était délicate et assurée car… En fin de compte, je n’ai pas peur de la mort. Sachant que je ne mourrais jamais vraiment, mon esprit sera devenu comme… Kagi. Et dis donc, où est mon Kagi ? Je le cherchai alors du regard, puis je le vis, là, à côté de cette femme. Serait-elle en fait, quelqu’un de confiance ? Non … Enfin je ne sais pas, et puis Kagi ne s’est jamais trompé ! Que faire…  Bon, je dois faire confiance a Kagi. Alors, je baissa ma garde, annulant mon emprise sur ses branches tranchantes. Je baissai ma main, puis je me mis à terre et fis le Dogeza, des fleurs poussaient tout autour de moi.

- « Oh, je vous prie de m’excuser… J’ai prit peur, en sentant que vous étiez une Néphilim, mais Kagi m’a montré votre âme, et vous êtes digne de confiance, madame la guérisseuse… »

Je relevai ma tête et restai sur mes tibias, la regardant. Elle était belle… Kagi revint à mes côtés et lévitai à côté de mes bois dont les fleurs de cerisiers s’étaient refermés.

HRP
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MessageSujet: Re: Deux étincelles de sympathie forment une flamme de gentillesse [PV : Ake-chi]   Lun 29 Sep - 0:32

Sereine, calme, heureuse, Lola eut pourtant un sourire énigmatique aux lèvres lorsque la jeune Brune se mit à penser à la vitesse de l'éclair à des théories aussi farfelues que fausses. Mais nous ne pouvons plaire à tout le monde de toutes évidences... Et c'est exactement pour cela que Lola eut ce sourire énigmatique, parce qu'elle était certes très heureuse, mais qu'elle l'était trop et qu'il fallait désormais qu'elle redescende de son petit nuage. La réalité n'était pas forcément plus dure ou plus douce, elle était simplement autre ; formulation qui permet de garder le bénéfice du doute, qui reste important. Sa question resta donc en suspens, sans aucune réponse, et Lola ne voulut de toutes façons pas la relancer dans ces circonstances, car de une cela n'avait rien de diplomate d'attiser le feu déjà enflammé et deux, il n'y avait rien à relancer. Elle devait attendre que cette voix naturelle au sens propre et large n'envahissent ses oreilles et ravissent ses tympans de leur douce symphonie. Ce qui n'allait de toutes évidences pas tarder bien longtemps.

- « Comment osez-vous… Me parler aussi familièrement, sans même vous présenter ? Je ne vous connais pas, et vous me proposez des choses… Moi, je me suis présentée en première… À votre tour maintenant… », dit-elle, ponctuant ses mots boudeurs en baissant ses oreilles.

Et à présent, elle offrait des yeux de biches à notre Lola avant qu'une manche ne vienne cacher le nez de la brunette. Notre Néphilim savait exactement pourquoi, mais n'en fit rien paraître ; cela servait à rien de parler. Elle ne fit que se taire dans un silence qu'Akemi comprendra comme elle pourra, mais elle avait bien raison sur un point ; les Néphilims pouvait sentir la pureté à des kilomètres à la ronde. L'aura de notre Directrice baissa en intensité jusqu'à devenir totalement inexistante, donnant à la Néphilim une certaine absence, comme si elle était là sans être là. Elle était heureuse, mais elle devait montrer regarder la vie droit devant elle, sans perdre l'oeil qu'elle avait dans son passé et celui dirigé vers son futur. Oui... Lola se sentait bien, bercée dans une pureté apaisante qui ne pouvait inciter à une quelconque agressivité.

Lorsqu'elle vit les fines lames faites à partir de branchages pointées vers elle, Lola secoua sa tête de droite à gauche avec une douceur infinie couplée à une certaine lenteur, son sourire énigmatiquement doux collé à ses lèvres. Elle se releva calmement et s'approcha sans peur de la dénommée Akemi, sans aucune trace d'agressivité. Mister Bill aurait adoré voir ce phénomène qui expliquait que la Nature savait être douce mais pouvait être plus incisive que n'importe quelle invention humaine ou surnaturelle. Lola s'approcha encore et, sans aucune crainte regarda la Créature Divine en faire autant. Ses yeux se plissèrent en regardant la barrière de branchages se former devant l'autel. Alors, seulement, elle prit la parole.

- « Votre purification ne sera qu'une profanation de cet autel, Akemi-sama... Tous les Démons ou Néphilims ne sont pas mauvais... », dit alors Lola d'une voix tendre et douce.

Elle regarda alors à côté d'elle ce qui attirait l'attention de son interlocutrice, un esprit se nommant « Kagi » si elle avait bien saisi ce cafouillis de pensées qu'elle ne voulait pas entendre... Une odeur de canne à sucre pourrie lui emplit les narines, jusqu'à ce que cette odeur s'incline face à une autre, plus forte, de riz saupoudré de sucre naturel. Elle s'emplit les narines de cette odeur de confiance et de baisse de méfiance, fermant les yeux, gardant en image ces fleurs de cerisiers qui avaient éclos. Quels bois surprenants et magnifiques, tout comme cette femme pleine de ressources... Quand elle s'assit et que des fleurs poussèrent tout autour d'elle, phénomène nommé... « Dogeza » ?, notre Rousse ne put s'empêcher de s'asseoir en seiza à son tour. Quel pouvoir magnifique... Quelle chance de ne pas avoir de malédictions liées à un pouvoir aussi beau que celui rejoignant la Nature... Sa pensée pour Arcaëlle la fit sourire légèrement avec tendresse, douceur et mystère. Elle devrait la voir bientôt, et même, la revoir très bientôt...

- « Oh, je vous prie de m’excuser… J’ai pris peur, en sentant que vous étiez une Néphilim, mais Kagi m'a montré votre âme, et vous êtes digne de confiance, madame la guérisseuse… »

Lola sourit un peu plus à cette phrase, et posa sa main sur l'épaule d'Akemi dans un silence compréhension, un silence disant que le pardon n'avait pas lieu d'être, un silence qui rappelait l'importance de ne pas trop se fier aux préjugés. Ce même silence ne disait rien sur la méfiance, car, rendons-nous à l'évidence, notre Rousse restait une femme certes réservée, mais si elle l'était c'était bien parce qu'elle était méfiante...

Et aussi parce que tu crèves à être unie dans ton opposition...
Le terme le plus exact serait paradoxale, Koizu...
Si tu vas par là, Altesse des Mots, le mot le plus juste serait contradictoire dans son unité... Et dans ta face de soit-disant lettrée, la divinement chiante !
Et sinon vous vous taisez vu que vous dites la même chose... Et Koizu, je ne veux pas te voir, ni te ressentir vu que cela effraie Akemi-sama. Idem pour toi Nana, vu que tu réveilles Koizu par ta présence... Et non, pas de discussions, vous disparaissez et vous la fermez en passant. Merci.

Mais quelles plaies ces deux-là, même si elles avaient bien défini le fond de sa pensée, elles ne pouvaient évidemment pas se taire et le garder pour elles. Lola repensa à sa proposition et un sourire joyeux étira son visage, en douceur, lentement et sûrement. Elle se leva, passa la lanière de sa poche noire qui alla se blottir contre son dos en se levant dans le même mouvement.

- « Et si nous nous promenions dans ces forêts, Akemi-sama... ? A moins que vous ne souhaitez que je joue du violon à nouveau... Voire les deux ? »

Elle se leva, laissant irradier sa joie en veillant toutefois à ce qu'elle ne monte pas trop en flèche. Bien qu'elle soit face à une créature surnaturelle, elle ne tenait pas tellement à se retrouver dans sa forme mi-pégase mi-licorne, voyez-vous... Tendant sa main douce vers Akemi-sama, elle attendit patiemment ce que déciderait la jeune femme, avant qu'une autre question ne traverse son esprit.

- « Pardonnez mes effusions de question mais... Jouez-vous d'un instrument, Akemi-sama ?

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