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 † :. Owen Winchester .: †

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AuteurMessage
Date d'inscription : 17/04/2014
Source de l'image : zerochan
Graphiste(s) : moi.. et ça se voit xD
Messages : 263
Sexe fictif : Masculin
Lieu de vie : Cité

MessageSujet: † :. Owen Winchester .: †   Mer 4 Juin - 17:24



✖ Winchester Owen ✖


Identité
Nom : Winchester
Prénom : Owen

✖ Né à Seatle, au Etat-Unis, il y a 21 années.

Sexualité : Bi

Raison de vivre : Porter sur le monde un regard sans haine...

Code:
Lavi, D-Gray Man || Owen Winchester
Divers
Particularités familiales : Démon... Hum... Qui est certainement à l'origine de la couleur des cheveux d'Owen.. Ainsi que de son don...

Race : Démon

Don : Gravité et force de répulsion
Le pouvoir d'Owen est la gravité & la force de répulsion. C'est à dire qu'il peut à tout moment soulever des objets ou bien même des personnes sans les toucher. Il peut bien entendu les amener vers lui ainsi que les immobiliser. Quant à la répulsion, il s'agit de renvoyer le ou les choses/personnes autour de lui à la distance et force choisie. Cependant, il est contraint d'attendre cinq secondes entre chaque utilisation de la technique de répulsion. Utiliser son don dégrade à vitesse grand V son état physique, alors le mieux pour se défendre, ça reste les bonnes vieilles méthodes~


Arme : Une dague
Une simple dague, ancienne. Il s'est réveillé avec de son inconscient et ne sait pas d'où elle vient.

Situation familiale : Un frère jumeau disparu...

Code:
[color=#]gravité et force de répulsion || Owen Winchester (pris 1 fois)[/color]
Code:
Dague  || Owen Winchester

Forme

✖ De quoi a-t-elle l'air ?
Owen, sous sa forme démoniaque ne change pas énormément, il a simplement des ailes noires en plus, ainsi qu'une étrange marque sous son seul œil viable. Sinon, il garde les mêmes capacités.

✖ Quelles sont les aptitudes que vous avez en plus ?
Aucune.

✖ Et le contrôle que vous avez sur elle ?
Quand Owen est sous sa forme démoniaque, son don n'aggrave en rien son état de santé.

Code:
Démon, Lavi - D-Gray Man || Owen Winchester



Physique
✖ Taille :  1m82
✖ Poids : 68 kg
✖ Couleur de peau : Claire
✖ Couleur des cheveux : Rouge
✖ Couleur des yeux (ou du z'noeil) : Vert
✖ Style vestimentaire : ...... Hm... Normal..
✖ En plus ? Tatouage derrière la nuque.

La dernière fois que je me suis mesuré, je faisais 1m82. Est-ce que j'ai grandi ? Je ne sais pas. Pour faire simple, je pèse 68 kilos, ce qui est tout à fait correct pour ma taille. Je suis doté d'une morphologie relativement mince mais tout de même musclée et mes traits de visage sont plutôt fins. Mes cheveux sont rouges et arrivent jusqu'au bas de ma nuque. Vous remarquerez sans doute mes nombreuses mèches rebelles qui font de ma chevelure un champ de bataille. Notamment ces mèches qui tombent sans cesse devant mes yeux verts, enfin... Mon œil. Je porte un cache œil sur mon œil droit, c'est une longue et ancienne histoire dont je ne souhaite pas parler. Aussi, je cache de nombreuses cicatrices dont une grande le long de mon dos, un super souvenir.
Sur ma nuque sont gravées à l'encre noir deux clefs croisées, des clefs anciennes, bénardes.
Pour ce qui est de mon style vestimentaire, jamais vous ne me verrez habillé en survêtement si ce n'est pour faire du sport. Je m'habille à ma façon, mais ce qui peut paraître le plus étonnant, c'est la diversité de mes vêtements. Je peux très bien mettre un t-shirt comme une chemise ainsi qu'un sweat comme un costard avec cravate. Cela dit, je préfère garder une tenue décontractée avec laquelle je me sens à l'aise, par conséquent, le costard n'est sorti que pour les grandes occasions.
Des bijoux ? Oui, toujours. Le plus souvent c'est un collier, et malgré les rires de certaines personnes, un bandeau et des boucles d'oreilles. Aussi, il n'est pas rare que j'écoute de la musique, ce qui implique que je porte très souvent des écouteurs. Un seul me suffit, cela me permet de toujours être en mesure d'écouter les gens autour de moi.
En d'autres mots, je me fonds pas mal dans la masse, mais ça serait plus simple si je n'avais pas les cheveux rouges...
Mental
✖ Quelques défauts : Solitaire, inexpressif en ce qui le concerne, considérant sa vie comme insignifiante et sans intérêt... En gros à ce niveau il est insupportable~
✖ Quelques qualités : Calme, prévoyant, méthodique, rationnel, artiste

C'est de mon mentor que je tiens mon caractère. Il a eu une grande influence sur mon esprit et ma façon de penser. Je n'avais qu'une dizaine d'années quand je l'ai connu, c'est pourquoi il fut dans mon cœur, comme une sorte de père, mais aussi d'éducateur.
J'avais, pour ainsi dire, recopié chaque trait de son caractère, des meilleurs aux plus mauvais. Aussi prévoyant que lui, quoi que plus méthodique, j'ai pris l'habitude de renfermer en moi même tous mes ressentis. Amour, amitié, joie, peine, souffrance, tout. La solitude m'était familière depuis maintes années, et je m'en servais pour escalader la pyramide, dégradant chaque personnes le méritant, une à une pour arriver à mes fins, sans regret. Avec l'habitude, j'ai acquis une certaine méthodologie qui me permet d'inventer très rapidement un plan pour me sortir d'une quelconque situation, et rester calme, serein. Je ne dis pas être à l’abri d'une folie quelle qu'elle soit, mais je parviens à rester droit et rationnel dans ma façon de penser. J'agis seul, c'est un de mes plus anciens principes : ne jamais mettre en danger une personne que j'aime, cela m'a déjà trop coûté.
Ensuite, comme je l'ai déjà évoqué, les sentiments ne sont pas ma tasse de thé. Mon cœur n'est pas en pierre, mais je me suis accoutumé au système de mon entourage: apprécier mais ne jamais aimer. Je pensais pouvoir appliquer cette règle à la perfection, mais mon cœur a, à de multiples reprises, eu tendance à me faire défaut.
Aussi, tenir une conversation m'est assez difficile. J'ai contracté l'habitude de ne jamais parler de ce qui me préoccupe car ce genre de sujet est en général très fâcheux. Alors, je ne peux m’empêcher, la plupart du temps ironiquement, de changer certaines tournures de phrases, tout dépend de la personne avec qui je dialogue.
Qu'aimeriez vous savoir d'autre ? J'affectionne beaucoup la musique, l'art en général. Les quelques substances illicites qui traînent dans mes poches sont de bons moyens, pour mon esprit, de s'échapper de ce monde avec lequel je ne m'entends pas. Avec un peu d'entrainement, j'ai appris à jouer du piano et de la guitare par moi même. Et lors de mon temps libre, un petit bloc note, un crayon, et c'est parti pour dessiner, ou écrire.
J'allais presque oublier, tellement cela me parait évident. J'aime les jeux de tout type. Mes préférés étant ceux qui mettent en pratique les cartes.
Mes goûts sont divers et variés, il n'y a que peu de choses que je n'aime pas. Je ne pense pas qu'il y ait grand intérêt à vous lister ces quelques petites choses, car, vous vous en doutez certainement, il ne s'agit là que de pratiques ou coutumes qui me sortent par les yeux, qui sont irrespectueuses, sans véritable valeur.

Histoire


Un courant d'air glacial s'échappa du soupirail. Les cordes qui étaient suspendues au plafond venaient lacérer mes poignets, les rattachant entre eux, à moitié incrustées dans ma peau. La circulation de sang dans mes doigts était coupée et ma respiration n'avait de cesse de s'emballer. Les bras tendus vers le haut, genoux à terre, je levai doucement mon regard vers deux hommes qui se tenaient face à moi. L'un d'entre eux était grand, plutôt maigrichon, très bien habillé et avait de longs cheveux noirs brillant sous les rayons de l'allogène. L'autre, plus petit, n'avait rien à voir avec son coéquipier. Les cheveux en brosse, sale et d'une morphologie plutôt carrée, il donnait plus l'impression d'un ivrogne que le destin avait choisi d'amener ici, sans vraiment de raison. Le problème, c'est que s'ils se tenaient tous les deux face à moi, c'est qu'il avait dû se passer quelque chose, un événement dans lequel j'étais impliqué. Le second problème, car un ne suffit pas, c'est que j'avais beau chercher, je ne savais pas ce que je faisais ici. Et pire encore, je ne savais pas qui j'étais. Je n'avais aucun souvenir remontant à avant mon réveil dans cette pièce. Alors qu'une infinie de questions venaient se bousculer dans ma tête toutes en même temps en me donnant une terrible migraine, je bénéficiai d'un coup de poing en supplément, comme si cela ne suffisait pas déjà. C'était la sorte d'ivrogne qui venait de me frapper et qui me regardait sans même cligner des yeux pour ne pas perdre ne serait-ce qu'une miette de ce spectacle. Mon visage s'inclina et à la commissure de mes lèvres, il était possible de discerner un léger sourire dont je ne connaissais pas la provenance. En relevant les yeux, j'aperçus ses lèvres s'agiter.
- Alors Owen Winchester? On fait moins le malin maintenant ! me dit-il d'un ton moqueur.

Je me souviens. Des flots d'images ne cessent d'arriver dans ma tête, cette lumière noire, tout ce sang, ces cadavres. C'est de ma faute, c'est moi qui ai commis tous ces meurtres, pourquoi ? Quelles en étaient les raisons ? Suis-je vraiment capable d'une telle chose ? Oui, Owen c'est mon identité, j'en suis sûr, je le sais. Pourquoi est-ce que le simple fait d'avoir évoqué ce prénom m'est aussi insupportable ? Je regarde à nouveau mon interlocuteur qui semble me parler encore, je vois ses lèvres s'agiter mais je n'entends rien de concret, juste un bourdonnement incessant.  Mon corps entier est soumis à des tremblements et mon regard se dissipe peu à peu, je ne contrôle plus rien, je perds conscience.
Mes pensés remontent le temps et je vois au loin cette vieille bâtisse, maison de mon enfance. Dans la cour extérieure, devant le portail et sous le vieux chêne se trouvent mes parents, se tenant fièrement la main, comme pour dire : regardez, nous sommes unis et rien ne pourra jamais nous séparer. Mais ils ne sont pas seuls. J'aperçois également la silhouette d'un homme, non, celle d'un démon. Ses grandes ailes noires sont déployées, sa présence est pesante, même angoissante. Je voudrais les rejoindre mais j'en suis incapable, mon corps refuse de bouger, je suis bloqué dans la pénombre. Alors je crie de toutes mes forces, je leur dis de partir mais ils ne m'entendent pas. Dans un berceau fait de bois, se trouvent deux nourrissons, identiques. Moi et Hope..? Nous avons été adoptés, non, abandonnés. C'est alors qu'un hurlement terrible me ramène à la réalité. Mes yeux peinent à s'ouvrir mais je parviens tout de même à être le témoin de cette scène atroce. Ils ont installé des miroirs de sorte que je puisse voir mon dos, admirer les coulures de mon sang jusqu'au sol. Le hurlement qui venait de me réveiller n'était autre que le mien car la douleur était telle que si l'on m'avait proposé à cet instant un quelconque moyen pour mettre fin à mes jours, je l'aurais accepté volontiers et sans attendre.
Je me tords de douleur, tirant sur les cordes qui s'enfoncent à chaque instant un peu plus profondément dans ma peau, je ne sens plus mes mains, seulement cette horrible douleur lancinante dans mon dos. Malgré tout, mes pensés se confirment et deviennent plus clair. Je me remémore qui je suis par vague de souvenirs.

- Qu'est-ce qu'il a? Murmure le plus grand à l'oreille de l'ivrogne.
- Aucune idée...Il n'a pourtant pas été drogué.. Rétorque-t-il.
- Alors continuez ! Insiste l'autre homme qui semble s'impatienter.

L'ivrogne saisit un scalpel et se positionne bien en face de moi, remonte mon visage face au sien avec son index pour me questionner par la suite:

- Je veux tout savoir. Qui es-tu réellement? D'où viens-tu? Pourquoi es-tu là? Qui est ton supérieur?

Je n'entends que le bruit des gouttelettes de mon sang sur le sol. Ma vison m'échappe et je me perds dans mes pensées. Ma bouche articule involontairement quelques mots : vous n'auriez pas dü. Une barre métallique se heurte contre ma joue mais je fais face. Un sentiment m'envahit, contre toute attente, il ne s'agit ni de souffrance, ni de haine. J'ai pitié. Pitié pour eux. Les cordes se fendent et tombent à terre sans aucun bruit. Je vois les deux hommes se reculer vers la porte métallique. Mes jambes engourdies me poussent vers le haut, toutes tremblantes. Le sang coule au fur et à mesure que je me redresse mais ce n'est pas ce qui m'inquiète le plus. Maintenant que j'ai les idées claires, je sais exactement ce que je dois faire. Je ne vois pas très bien et mon corps est impossible à contrôler. Au premier pas que je fais, mon genou gauche tombe à terre, je me relève.
Les deux hommes tentent d'ouvrir la porte avec acharnement mais aucun des deux n'y parvient. Je suppose alors que je me trouve dans une salle pour les interrogatoires et tortures. Un lieu caché par les autorités du pays. Ils ont, je présume, verrouillé la porte pour m’empêcher de sortir, sacrifiant leurs deux compagnons. Leurs pratiques m'ont toujours répugné. Ma jambe droite tente une nouvelle fois de s'avancer quelques centimètres devant moi. Elle n'est plus aussi frêle qu'il y a quelques minutes. Bien que je n'ai plus aucune sensation dans mes mains, le reste de mon corps est à présent sous contrôle.
Je marche vers la porte, mes pieds traînent sur le sol et mes bras pendent le long de mon corps. Je lis une épouvantable frayeur sur les visages face à moi. Mes deux opposants s'écartent chacun d'un coté et la porte verrouillée s'ouvre dans un terrible fracas.
De l'autre coté de la porte se trouvent des hommes armés, prêts à faire feu. Je me recule, plaquant mon dos ensanglanté contre le mur. Les balles volent en éclats dans toute la pièce. Je suis en sécurité pour le moment, mais je dois récupérer des forces pour être apte à utiliser mes pouvoirs. Cette pluie de balles ne peut durer infiniment, il me faut une solution. Mes mains glissent au fond des poches de mon pantalon : rien. Il m'ont pris tout ce que je possédais. A l'autre bout de la pièce je vois sur la table mon médaillon ainsi que mes autres affaires. J'hésite un instant, puis je me précipite de l'autre coté de la pièce lorsque j'entends les hommes recharger. Sain et sauf. L'ivrogne me dévisage et empoigne un petit couteau qu'il pointe dans ma direction tout en se reculant. Une balle perdue se loge dans sa poitrine, il tombe à terre. Je récupère alors mes effets: Un M9, deux couteaux, un chargeur, une bombe lacrymogène et un gaz soporifique. Le médaillon retourne autour de mon cou, j'enclenche la bonbonne de gaz et la jette par l'ouverture de la porte. Les hommes toussent, couvrent leurs visages et s'endorment un à un. Trente secondes après je vérifie qu'ils soient tous à terre puis je m'engage dans une infinité de couloirs. Je me stop net à une intersection. Une balle a frôlé ma poitrine, brisé la chaîne de mon pendentif qui s'est ouvert en tombant sur le sol.

- Hope ...

Cette photo, aux bords abîmés et dénuée de couleur, dans le médaillon datte d'il y a huit ans environ. Moi et mon frère vivions à la campagne, dans un petit village. Nous menions une vie paisible, quelque peu solitaire. Aimés de nos parents, il n'en était pas autant des villageois. Ils nous regardaient comme des monstres, basés sur de simple rumeurs, ils nous montraient du doigt. Les Winchester étaient mal vus, les membres de cette famille considérés comme fou. En réalité, nous étions simplement maudits, et de ce fait, dotés de capacités hors du commun des mortels. Aussi, nous n'étions pas originaires de Russie, même si on y résidait. Je ne supportais pas vraiment ce manque de respect mais j'y étais habitué. Déjà à dix ans, je ne me souciais que de ma famille. Mon frère était le seul ami que j'avais et nul autre enfant n'aurait pu le remplacer. Nous étions inséparables. Inséparables...

Tout est relatif. Peu à peu, Hope s'intégrait à la communauté, me délaissant sans s'en apercevoir. Je faisais mine de m'amuser lorsqu'il me regardait mais il n'en était rien.
Le temps passait et la solitude devenait ma seule amie. Je gardais un œil attentif sur mon frère, guettant la moindre petite chose qui aurait pu lui faire du mal.
Il avait changé. Quelques temps avant que tout arrive, j'étais sûr qu'il savait quelque chose. Il ne m'avait rien dit mais je le lisais sur son visage. Je ne pouvais pas passer à coté, malgré tous ces efforts pour dissimuler cette information. Puis c'est arrivé.

Des torches enflammées avaient encerclés la maison. Nos parents avaient tenté de les arrêter, en vain. Les hommes étaient entrés chez nous, détruisant tout sur leur passage. L'arrière cour était ravagée, les box des chevaux en feu. Nous étions cachés dans la maison, comme nous l'avaient demandé nos parents au préalable. Bien sur, ça n'avait pas suffit et les hommes nous avaient trouvés. Ils s'étaient brusquement arrêtés pour nous regarder, étudier nos faits et gestes. Je ne pouvais pas les laisser le toucher. Hope était ce que j'avais de plus précieux. J'ai crié.

- Hope! Cours, cours !! Qu'est-ce que tu attends !?

Il a hésité, puis je l'ai vu partir. Nous connaissions parfaitement la maison, ce qui était un avantage. Je savais donc qu'il aurait le temps de sortir et de trouver un abri ailleurs.
Ils m'avaient attrapé, je me débattais de toute mes forces, je hurlais. J'avais perdu tout espoir de victoire. C'est alors que mon regard s'est porté sur une petite photo, accrochée au mur. Elle datait de la veille. Moi et Hope, mes yeux se sont fermés. Lorsque je les ai ouverts, tous les villageois étaient à terre. J'étais recouvert d'un liquide rouge, de la tête aux pieds. Tétanisé, je suis resté, si mes souvenirs sont bons, plus de trois heures sans bouger. Par chance, des bandits avaient profité de la situation pour cambrioler la maison.
Ils arrivaient devant moi, et l'un d'entre eux s'était mis à parler: sa voix haute, un peu ébréchée, semblait produite par des coups de glotte oxydée, et son récit pullulait de pauses pénibles, virgules et points virgules pendant lesquelles il avalait un peu de salive en grimaçant, avec un douloureux grincement de siphon et de longs allers-retours de pomme d'Adam. Son discours achevé, il tendit sa main vers moi, avant d'examiner en silence un de ses pieds. Je n'avais plus rien à perdre, on venait de m'arracher mon frère et mes parents. Ma paume rejoignit celle de l'homme, très abîmée. Je n'avais même pas écouté ce qu'il m'avait dit. C'est cette année, ce mois, ce jour, cette heure, cette seconde où ma main a rejoint la sienne, c'est à ce moment que ma destinée venait d'être tracée.

Plaqué contre le mur une fois de plus. Je reprends ma respiration. A une seconde près, j'aurais rejoint mes parents au ciel. La respiration saccadée, j'ai empoigné mon arme, inspire profondément et la braque sur l'homme du couloir de gauche. Une nouvelle balle me frôle, écorche mon bras et se retrouve encastrée dans le mur. Quant à l'autre, il est tombé. Ce n'est pas ma balle qui l'a atteint, celle-ci venait de derrière. Narae. Elle court et saute dans mes bras, la réception est difficile mais je la tiens.

- Tu m'as manqué! Qu'est-ce que tu as fait pour te retrouver là...? Me demande-t-elle.
- Je t'expliquerais plus tard, sortons d'ici, lui répliquais-je.

Elle hoche la tête, prend ma main et m’entraîne dans les couloirs, tout se ressemblant et se confondant dans ma mémoire. Je ne sais plus où je me trouve mais je la suis. On affronte encore quelques hommes puis on se retrouve en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire sur le toit.
Je me poste à couvert dans un des angles du bâtiments, ma coéquipière en fait de même. Je ne sais pas ce que l'on attend, mais elle me fait signe de ne rien tenter, de rester à ma place. Je l'écoute, j'ai toujours eu confiance en elle et je sais qu'elle ne me trahirait pas. Pourquoi serait-elle là sinon? Je l'observe, le sourire aux lèvres sans m'en rendre réellement compte. Je lève tout de même mes yeux au dessus du petit muret qui me sert de protection et j'aperçois dans la brume une imposante silhouette, un hélicoptère. Narae avait tout prévu, comme d'habitude. L'engin assez proche, elle et moi nous élançons pour monter à bord. Je me stop net. Sur le bâtiment face à moi, presque imperceptible, à moitié caché par la machine, une petite lueur se reflète et scintille. Je crie son nom mais il est trop tard, je la vois s’effondrer devant moi. Mon premier réflexe aurait été de la rejoindre, mais je devais rester censé. J'ai pointé mon arme en direction de la petite lumière, j'ai pris mon temps pour viser puis j'ai tiré. La lumière a cessé, le viseur de l'ennemi a volé en éclats, ce qui fut de même pour son crâne. Seulement maintenant, je me suis précipité vers elle, m'agenouillant à coté, la prenant dans mes bras. Son sang se répandait en lignes droites, tout au long des rainures du sol. Sa voix tremblante, une main sur mon visage, elle prit pour la dernière fois la parole.

- Owen... Je voulais te dire...
Les larmes envahissent mes yeux, je ne la vois presque plus.
- Chut.. Dis pas ça... Tu vas t'en sortir, ça va aller...
- Je ne suis pas stupide, je sais que je ne m'en sortirais pas.. Owen, je...

Sa main tire ma nuque et nos lèvres se rencontrent pour la première et dernière fois.
Je suis ensuite rentré chez moi, et n'en suis pas sortit durant plusieurs jours. Je réfléchissais à mon existence, aux raisons qui m'avaient amené à intégrer cette unité secrète... Les américains et le moyen orient, les conflits... Tout, tout me poussait à croire qu'il ne pouvait y avoir du bonheur en ce monde. Du moins, je n'avais pas vu la moindre lueur d'espoir depuis longtemps.
Je me souviens, la première fois que je l'ai vue, Narae. C'était à la "plaque", c'est comme ça qu'ils appelaient le bâtiment. Je ne sais toujours pas  pourquoi d'ailleurs... Le bandit m'avait conduit chez lui, ou plutôt dans une sorte d'organisation située dans un bâtiment anciennement abandonné puis rénové.
J'étais nouveau, on ne me faisait pas encore confiance, alors certains endroits m'étaient interdits. Je faisais ce que mon nouveau maître me demandait, et passais le plus clair de mon temps à ses cotés. Il devenait peu à peu la seule personne à qui je pouvais me rattacher, comme une sorte de père. Il m’apprenait tout ce dont j'avais besoin pour survivre. J'étais devenu un membre à part entière. Je parlais comme eux, je vivais comme eux.
Je commençais à faire quelques missions dès mes 13 ans, seulement des très peu dangereuses. Puis le niveau requis augmentait alors je m’entraînais dur pour être à la hauteur. Tellement que je m'étais retrouvé dans l'unité des gardes du corps de notre patron. Mon mentor y était lui aussi, Il en était le chef. C'est dans cette même unité, à l'époque composée de sept membres que j'ai rencontré Narae. On avait fait, par la suite, beaucoup de missions ensemble et c'est elle qui m'avait appris à anticiper les frappes de l’ennemi. Au fil du temps, nous étions devenus très proches, mais vraiment très proches.
Puis vint ce jour, où le patron décéda, un poison versé dans son eau à moitié croupie. Notre groupe n'avait donc plus lieu d'être.
Son souffle s'est coupé après que l'étreinte autour de mon cou se soit relâchée. Je la tiens dans mes bras, serrée contre ma poitrine, les larmes coulent de mes yeux dans une multitudes de petits torrents sur mes joues. Je me relève, la portant dans mes bras. Jamais je ne pourrais la laisser ici. Elle a toujours détesté cette cité. La machine est à quelques mètres du rebord du bâtiment. Je prend un peu d'élan et cours. Mon pied s’appuie sur le muret et je suis propulsé dans les airs. En arrivant dans l'engin, Narae et moi sommes réceptionnés par les hommes s'y trouvant. Ils allongent son corps sans vie et exercent les premiers soins sur mon dos. Nous rentrons à la plaque.
L'enterrement de Narae fut des plus rapides, un jour sombre, noir à m'en faire perdre la tête. Un jour où je n'ai prononcé aucun mot, ou je n'ai ni pleuré, ni ri. Mon mentor est resté une heure avec moi, devant sa tombe après que tout le monde soit parti. Ne voyant aucune réaction de ma part, il est lui aussi reparti.
Je suis chez moi. Assis sur le lit, j'attends de la voir entrer chez moi à l'improviste, comme elle le faisait tout le temps. Je sais qu'elle ne reviendra pas, je sais également qu'elle a enfin trouvé la paix. Mais les souvenirs hantent mes pensées. Je repense sans cesse à ce baiser. J'aimerais qu'elle soit encore en vie, même si pour cela, elle ne devais jamais trouver le repos et la paix. Suis-je égoïste ? Peut-être bien.
Les heures défilent, les jours passent, quant à moi, je ne bouge pas, jamais. Je ne me nourris plus, à quoi bon. J'ai reçus 72 appels... De qui ? Je n'en sais rien. Je pense, je ne fais plus que ça. Puis, je me rappelle. Le rêve de Narae était la paix. Elle voulait une entente entre les pays, plus de terrorisme, de guerre..
Je me lève, pour la première fois depuis une éternité. J'attrape avec le peu de force qu'il me reste mon téléphone et compose un numéro, celui de mon mentor.
Je n'ai pas vu l'heure, le téléphone sonne, il est 2h27. J'ouvre un placard, en sort une boite de céréales que je verse au fond d'un récipient et mange tel quel. Je tente de faire couler l'eau du robinet mais elle a encore été coupée. Alors j'ouvre la gourde qui est restée sur ma table. L'eau dedans a au moins une semaine, son goût est écœurant mais je meurs de soif. Je la finis, me prépare et sors. Il n'a pas répondu à mon appel.
Je marche jusqu'à la plaque. Quatre bâches sont disposées sur des corps. Pourquoi ? Qui sont-ils ? Je m'approche de l'un d'eux et retire doucement la bâche qui me révèle l'un des membres de mon unité. Je bondis en arrière et manque de tomber. S'il est mort.. Alors les autres cadavres... Je soulève deux autres bâches et découvre avec horreur qu'il s'agit des membres de mon unité. Mon regard se porte sur le corps restant. Je suis terrifié. Mon mentor.. Serait donc tombé ? Je secoue la tête, c'est impossible. Le morceau de tissu recouvrant le corps se replie sur la poitrine de l'individu. Un soupir m'échappe, ce n'est pas lui. Mais alors, où est-il?
Une femme s'approche de moi et tend son bras pour poser sa main sur mon épaule. D'un geste automatique et involontaire, je renvoie sa main d'où elle vient.

- Où est-il ? prononçais-je sèchement.
- Tout va bien... Il est allé se faire examiner.
- Que c'est-il passé ?

La femme baissa les yeux et retourna où elle était, à ranger des papiers dans une boite.
Je me rends alors à la salle des conseils pour y retrouver la direction, peut-être pourront-ils m'expliquer la situation. Les membres sont réunis autour d'une table, une de ces longues planches de bois, posée sur des tréteaux où les discussions ne cessent qu'à l'aurore.
Tout le monde me regarde d'un air surpris. Ils ne pensaient surement pas me voir débarquer, peut-être même me croyaient-ils mort.
J'apprends alors que Thanen est partiellement blessé, mais ces jours ne sont pas en danger. Puis, on me raconte qu'un réseau étranger, celui qui a assassiné notre patron tente de faire la peau à toute l'équipe, ce qui explique les morts à l'entrée. Je suis donc visé. Mais la nouvelle qui m'affecte le plus n'est autre que la fermeture complète et définitive de notre organisation secrète russe.
13h34, je suis dans mon lit. C'est ma dernière journée de repos. Mes mains envoient l’ersatz de couverture sur mes pieds qui à ce moment même, échappent à son emprise pour aller se poser sur le sol. C'est sans doute la troisième ou quatrième fois que je me lève pour aller chercher un verre d'eau depuis ce matin sans résultat. Celle-ci m'est encore coupée. Ma gorge est sèche, mon estomac crie famine. Arrivé dans la pièce me servant de cuisine, j’attrape une boite de conserve: vide.  Mes placards sont vides, nulle trace de nourriture, juste de la poussière. Peu importe, je saute le repas. J'ai une destination bien précise en tête aujourd'hui.
Habillé de noir, muni d'un parapluie, je marche à travers ruelles et sentiers. La pluie n'a de cesse de tomber, les arbres grincent autour de moi et quelques fois, des éclairs apparaissent dans le ciel.
Je suis arrivé, devant l'endroit où je l'ai vu pour la dernière fois, être engloutie par de la terre, des petits cailloux et quelques roses. Je m'installe à coté de la pierre tombale, mon parapluie s'envole dans un grondement terrible. Je reste là, assis sous la pluie à contempler le ciel. Une heure, puis deux, trois, quatre.
Une main tiède se pose sur mon épaule, mes yeux s'ouvrent, je m'étais assoupi. Je le regarde, il me regarde d'un air compatissant et me sourit. Pourquoi est-il là ? Je ne sais même plus combien de temps cela fait que nos regards ne se sont pas croisés. Il ne pleut que très légèrement, ma main rejoint la sienne et il m'aide à me relever.

- Thanen..  Qu'est ce que tu fais ici...? Je demande à mon mentor.
- Je suis passé chez toi, tu n'y étais pas.. Alors j'étais sûr que tu viendrais ici. Il dépose un petit bouquet sur la tombe et me regarde à nouveau.
- Tu es au courant j'imagine..?
- Au courant ? Oui.

A ces mots, il dépose délicatement sa veste sèche sur mes épaules trempées, souriant comme aurait pu me sourire mon père. Je le remercie d'un hochement de la tête, nous marchons côtes à côtes, sans mot. Souvent, par le passé nous allions nous promener comme ça, sans rien dire. J'ai toujours pensé que l'on ne pouvait apprécier le silence que s'il venait d'une personne chère. C'est sûrement stupide.
Il me raccompagne chez moi, je l'invite à entrer quelques instants malgré son premier refus par peur de déranger. J'insiste en oubliant qu'il n'y a aucune boisson ni nourriture chez moi. Alors, je lui demande d'attendre quelques instants et sors de mon taudis pour aller acheter une bouteille d'alcool et deux trois petits trucs à manger. Par chance, je déniche une bonne bouteille peu chère et quelques biscuits qui ne me coûtent presque rien. Je remonte la rue et me stop nette au carrefour tout près de chez moi. J’aperçois des hommes armés encerclant ma petite maison. Je me précipite à toute vitesse chez moi, des coups de feu résonnent dans ma tête, ils tirent sur ma table qui sert jusque là de bouclier à Thanen. L'un d'eux me repère et tire dans ma direction. Une balle s'arrête tout juste devant mon torse. Mon regard se porte vers mon agresseur qui d'un geste de ma main, vole à l'autre bout de la pièce pour s'écraser contre le mur. Il en va de même pour les six autres qui viennent tapisser les mûrs d'un joli rouge sombre.
Je m'approche de mon mentor, pousse la table et le regarde d'un air glacial.

- Tu as de la chance que ma table soit solide.
- Oui, c'est sûr.

Un grand blanc s'en suit, nos regards se croisent encore et un soupir m'échappe. Je lui tends ma main et l'aide à se relever, il n'a aucune blessure. Cela faisait longtemps que je n'avais pas eu de chance au niveau de mes proches.
Je tiens toujours le sac avec la bouteille dans ma main, cela me fait rire. A croire que j'y suis trop attaché pour m'en séparer. On remet la table correctement, les deux chaises qui vont avec. On est assit face à face, je nous sers des verres tandis qu'il ouvre les sachets de biscuits. J'entends un bruit provenant du fond de la salle sans y prêter attention. Une grave erreur.  Thanen s'est levé et ma poussé sur le sol en criant mon nom puis en attrapant la bouteille et la jetant de toute ses forces. Mon épaule s'est déboîtée avec le choc, je me suis redressé pour voir ce qui se passait en ne pouvant m’empêcher de râler.

- Mais t'es con putain ! C'est pas drôle !

Je l'ai regardé, ma tête s'est tourné vers la bouteille qui venait d'être envoyée. Elle avait explosé contre la figure de l'un des types qui était resté caché tout à l'heure pour attendre le bon moment et nous tuer ensuite.

- Ah.. On a eu de la chance... Je le regarde à nouveau. Qu'est ce qu'il y a?

Une tache rouge se forme sur sa chemise grisonnante. Mon souffle se coupe.

- Fais attention... Tu.. Tu es plus prudent d'habitude. Il s’effondre par terre.

- Thanen!!

Le 8 février, une journée glaciale, qui me ronge jusqu'aux os. Mes pas sont lents, incertains. La brise du petit matin se dépose sur mes cheveux, les glaçant  en même temps. Je dévisage les cinq autres personnes qui sont avec nous en m'asseyant près de mon mentor.

- Thanen? Je suis désolé.

Aucun bruit, juste le silence. Un silence que je n’apprécie pas d'ailleurs. Un silence, une absence qui me pince le cœur, le brise, l’émiette pour la troisième fois. Ma main ramasse une petite poignée de terre que j'envoie sur la boite de bois dans le sol.
J'aimerais tant être à sa place et qu'il soit à la mienne. Il n'avait pas à mourir, peu importe la raison, il n'en avait pas le droit, pas maintenant. Je renifle, pense à des histoires drôles pour me changer les idées, rien n'y fait, son visage souriant réapparaît en permanence, un tampon encré dans mes yeux, indélébile. Malgré tous mes efforts pour les retenir, les larmes s'écoulent de mes yeux, longeant mes joues, glaçant sur celles-ci.
Deux, les deux personnes qui m'avaient sauvé ne sont plus. Je ne pourrais plus jamais les remercier, jamais leur dire qu'elles étaient tout pour moi.  Je regrette tant de choses.
Mes mains attrapent les deux bouquets que j'avais déposé à mes pieds. Je me relève et regarde le trou se reboucher petit à petit. Trente minutes plus tard, je dépose l'un des bouquets sur sa tombe, face à la pierre où restera gravé à jamais:

"
Thanen Atandyëil,
né le ??/?? en ????, mort le 06/02/*année*
Thanks for all"


Le deuxième bouquet, je le dépose sur la tombe d'à coté, celle de Narae. Je la regarde quelques instants avant de tousser, tousser encore sans réussir à m’arrêter. Je remarque quelques résidus de sang sur ma paume avant que mes paupières ne se ferment et que mon corps ne tombe sur le sol, inconscient.
Quand je me réveille, on m'a ramené chez moi. Qui ? Quand ? Comment ? J'en sais rien. Je tousse encore légèrement, ce qui me fait hésiter. Ça fait déjà quelques années que je ne suis pas al chez le médecin. Enfin, médecin, c'est un bien grand mot en ce qui le concerne.
Il fait beau, le soleil brille ce qui est plutôt étonnant de nos jours. Je suis dehors, je marche, ma destination n'est pas définie durant les deux prochaines heures. Puis, après une promenade de santé, je me rends enfin chez le médecin. J'ai patienté quelques instants. Après dix minutes de retard, celui-ci m'accueille chaleureusement dans son bureau, dépourvu de matériel avancé et revêtit d'une blouse blanche dont l'hygiène laisse à désirer.
Après mon installation sur un fauteuil ou l'un des pieds était remplacé par un vulgaire morceau de bois, je lui explique mon problème de santé. Un peu étonné, le médecin m’ausculte sept bonnes minutes avant de se reculer et de me regarder gravement. Je n'aime pas son expression, alors mon regard reste figé sur ses lèvres pales qui se mettent en mouvements.

- Je n'ai pas assez de matériel pour vous examiner correctement, et d'après mes connaissances et vos symptômes, votre maladie n'est pas.. Comment dire.. Sans danger...

J'hausse un sourcil, ose le regarder dans les yeux pour essayer de comprendre. Son air ne me rassure pas, loin de là.

- Et bien.. Je pense que le seul moyen pour vous, est de vous faire examiner par des médecins plus spécialisés.. Sans quoi, vous risquez de..

Je me lève ce qui l'interrompt. Je remarque au coin de ses lèvres qu'il n'a pas apprécié le geste, je n'ai pas apprécié ce qu'il disait, nous sommes quitte.

- Je voudrais seulement que vous écriviez sur un papier les maladies que je pourrais avoir et leurs conséquences. Ce sera tout.

Il hoche la tête, se munit d'un stylo et commence à écrire. Je peine à regarder, la surprise n'est pas des plus plaisantes. Lorsqu'il me tend enfin la feuille, je la prend, la regarde, la plie en trois et la range au fond de la poche de mon Jean avant de le remercier et de poser un peu d'argent sur son bureau. Je sors, l'air neutre. Je rentre chez moi, m'allonge sur mon lit et regarde le plafond. Je repense à beaucoup de choses, le genre de choses que l'on aurait rêvé, que l'on aurait préféré, que l'on regrette. Mes doigts glissent dans ma poche et en sorte la petite feuille. Je l'observe, réfléchis, mais ne la déplie surtout pas. Au fond de moi, je reste persuadé que c'est l'utilisation de mon don qui me met dans cet état. Alors je n'ai pas l'intention de consulter.
Un bruit me fait sursauter, je l'ai lâché dans mon lit et me suis levé. Mon téléphone sonne, je réponds. Ma discussion avec l'une de mes connaissance de la plaque porte sur une île, en particulier sur une ville. N'ayant plus rien à perdre, je me suis rendu en quelques jours dans ce nouveau lieu, loin de mon passé. Ici, tout semble nouveau et étrange. Une nouvelle vie commence, à moi de la saisir.



✖ Quel est le nom de votre familier et pourquoi ?
Acker.. Juste parce que ça sonnait bien~

✖ A quoi ressemble-t-il ?
Acker est une sorte de chien/loup blanc, aux contours des yeux marqués d'un trait noir. Son collier est constitué d'une multitude de piques, qui le protègent d'agressions.

✖ Quel pouvoir a-t-il ?
Acker possède aussi des crocs paralysants. Une simple éraflure et il n'est plus possible de bouger pendant les quelques heures qui viennent.  

✖ Quel est son caractère et votre relation ?
Il a été recueilli bébé par Owen à son arrivé sur l’île. Depuis, il ne le quitte plus, et lui voue une reconnaissance éternelle. Il serait prêt à tout pour protéger son maître.

Code:
[b]Familier[/b], image trouvée sur google.. || Acker

In real life
Mon pseudonyme fréquent est Ali'Skellington, j'ai 18 ans et j'aime la musique et le dessin.. La photo aussi ~. J'ai connu le forum il y a trop longtemps pour que je me souvienne.. et j'apprécie tout les membres 8D //SBAFF//. Le code est Tourner à gauche, puis à droite, et encore à droite, ensuite reculer de trois pas et ... Vous voici nulle part !.

Racontage de vie, allez-y o/





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Dernière édition par Lou Kelen le Lun 16 Juin - 22:37, édité 3 fois (Raison : Corrigée)
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