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 HôpitArmagedon IV le retour prequel dobly digital en 3D [ Ethel & Tom against the rest of the world ]

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MessageSujet: HôpitArmagedon IV le retour prequel dobly digital en 3D [ Ethel & Tom against the rest of the world ]    Dim 29 Juin - 11:48


Fast and furious.



« Floyd !! Reviens ici tout de suite bon sang ! »

Un cri retentit dans une aile bien particulière de l’hôpital, pourtant cela ne sembla pas le moins du monde troubler le personnel occupant l’endroit.
Un étrange brun courrait de toute la force de ses longues jambes, il avait l’air d’être sacrement malade vu sa mine de zombie : yeux endormis, pupilles dilatées à l’extrême, cernes de trois kilomètres et maigre comme un clou.
Son torse nu dévoilant des tatouages étranges partout sur son corps, T-shirt à la main, il fuyait comme un beau diable, courant de toutes ses forces, esquivant fauteuils roulants –avec ou sans occupants-, perfusions, groupuscules d’infirmières et cancéreux en phase terminale, comme si sa vie en dépendait.
Et effectivement, en voyant la tête de son poursuivant on pouvait comprendre. Celui-ci était presque aussi grand que lui, et ses cheveux roses le rendaient facilement repérable. Son visage froid était tordu dans une sorte de colère mélangée à une exaspération grandissante, et il aurait facilement intimidé toute une équipe de rugby en troisième mi-temps s’il l’avait voulu. Surtout à cause de la seringue énorme qu’il tenait dans sa main
Et, pourtant comme dit plus tôt personne ne semblait être étonné. Les infirmiers continuaient leur travail nullement perturbés, ceux qui prenaient leur pause près de la machine à café ouvraient carrément des paris :


«  Un café que le doc gagne. »
«  Pari tenu, j’suis sûr que pour une fois Floyd va s’en tirer. »
« Tu plaisantes ? Le doc le rattrape à chaque fois. En plus t’as vu la taille de la seringue de calmant cette fois ? Pour sûr qu’le maigrichon va en baver ahahah… »
«  Ahaha pas faux »
« Allez-y doc ! Foncez, vous allez l’avoir ! »


Mais bien sûr il n’y avait pas que les infirmiers qui se moquaient et tentaient de gagner des cafés sur le dos des deux hommes, les patients aussi y mettaient du leur.

«  Attention Tom il te rattrape ! »
«  Hé petit ! Fais gaffe, coupe par là-bas ! »
«  Allez, un petit effort regarde-moi cette foulée ! »

Il faut dire que ce genre de scènes était extrêmement courant dans la section du Docteur Flymel, l’homme aux cheveux roses. Tout le monde ici connaissait le Sous-directeur et son attachant patient, le junkie halluciné, Tom Floyd. Et tout le monde savait à quel point le Docteur pouvait se montrer sadique, et à quel point son patient l’énervait. Il faut dire que question santé, Floyd n’était pas vraiment un exemple à suivre : junkie irrécupérable il avait un comportement complètement autodestructeur.  Et le médecin n’avait absolument aucun scrupule à passer ses nerfs sur lui, aussi il n’était pas rare de le voir essayer de prendre la fuite pour échapper à ces milles et unes tortures -Flymel était décidément très inventif dans ce domaine- ou même d’entendre des cris de déstresse dans toute l’aile de l’hôpital.
Mais voilà, ça faisait sourire, ça amusait. Parce que ça avait le mérite de distraire les patients même ceux atteints de maladies graves, même ceux qui ne pouvaient plus trop bouger. C’était un peu le PMU de la Section Flymel et ça faisait bien rire. Surtout car le junkie était plutôt gauche et maladroit, il n’était pas rare qu’il finisse par se faire plus mal en fuyant qu’en se faisant torturer. Glissant sur un fauteuil, prenant une perfusion de plein fouet, un chariot ou tombant dans les escaliers.
Alors au final, quand on le voyait sortir du cabinet du docteur, avec l’air de celui qui avait vécu Sodome et gomor trois fois de suite, on lui serait la main, le saluait gentiment,  lui tapotait l’épaule et on lui disait à la semaine prochaine en glissant des «  t’inquiète, la semaine prochaine tu vas y arriver », «  la prochaine fois coupe par le couloir 5 »… C’était une agréable routine en effet. Les gens appréciaient le brun, d’autant que son allure de voyou ne les effrayait même plus, car ils savaient qu’il n’avait de taulard que l’allure et sûrement le passé, mais ici, on ne posait pas trop de questions.

Mais, pour une fois la course n’avait pas tourné court et la tension était à son comble, cela faisait déjà dix bonnes minutes que le junkie courrait sans trop montrer ses signes de fatigue habituels, en effet l’endurance et lui ce n’était pas vraiment ça. Il faut dire que cette fois, le doc avait vraiment prévu de le réduire en bouillie. Déjà parce qu’il était temps de faire des examens généraux et surtout, parce qu’il avait un peu plus replongé dans ses problèmes de drogues. Il le savait , il était lâche, mais c’était trop dur. Oh, et puis ce n’était pas bien grave, juste quelques grammes de plus, rien à voir avec ce qu’il prenait avant, ça non. Mais ça avait tout de même le don de rendre fou son médecin. Tu es un idiot Tom, c’est pas la drogue qui te tueras, c’est l’doc que tu auras mis en rogne.

Enfin, il courait mais ne savait pas du tout ou aller. Déjà il ne reconnaissait plus l’endroit où il se trouvait, d’habitude le doc arrivait à le rattraper beaucoup plus rapidement, c’était bizarre. Il se retourna, tout en courant et vit que son poursuivant était aux prises avec une mamie un peu collante, l’obligeant à s’arrêter. La grand-mère se retourna vers Tom, et lui fit un petit sourire

« J’ai parié un paquet de caramel sur toi mon mignon ! »

Sur ce, le junkie lui répondit d’un clin d’œil et recommença à courir. Plus vite encore. Puisque l’homme en blouse avait repris sa course plus en colère et menaçant que jamais.

Bon c’est vrai qu’il commençait à paniquer, puisqu’il était complétement perdu, et que l’autre avait l’avantage de connaitre l’hosto comme sa poche, encore quelques couloirs et il pourrait le coincer. Tom entrevit une porte légèrement ouverte, sûrement pour le ménage ou autre chose, à court d’idées il se jeta à l’intérieur, ferma la porte à clef et s’écroula contre celle-ci complétement à bout de souffle. Non même complétement en train d’hyper ventiler comme une vieille baleine asthmatique. Les mains sur les genoux, son t-shirt toujours à la main, il essaya d’arracher le reste de perf’ qu’il avait dans le bras, ainsi qu’un patch collé sur son torse. Du moins il essaya, mais ses mains tremblaient trop à cause de la course ( seulement à cause de la course ? ), et sa respiration n’était toujours pas revenue à la normale, loin de là.
« Arh..arh… ah… p-pr-promis arg…ah…ah… j-j’fume plus.. ah…ah..jamais.. »

Et oui, dur fardeau du type qui fume depuis ses 15 ans. Fallait qu’il arrive à se calmer, et vite, sinon avec son cœur qui battait à la chamade et la peur que le médecin – qui serait furax de chez furax- le retrouve, son hyper ventilation allait se muer en crise de panique.
Soudain, il entendit un bruit. Il releva la tête, les joues rouges et de la sueur sur le front, merde. En fait la chambre était pas vide. Si la personne, prise de panique ( ben ouais, voir rentrer un type qui avait l’air mal en point, tatoué de partout avec des piercings et un air de zombi ça pouvait faire peur ) appelait le personnel, il était cuit.





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MessageSujet: Re: HôpitArmagedon IV le retour prequel dobly digital en 3D [ Ethel & Tom against the rest of the world ]    Dim 29 Juin - 13:44


COLORONS LE MONDE AUJOURD'HUI.
It's all about the game and what you flaunt. ♪
Conneries, bordel, tâches, peintures, étranglement futur, sourire, couleurs, chambre, morosité.

Elle se ferait probablement jeter à coup de pied dans le derrière, quand les infirmiers découvriront ce qu'elle avait pu faire à cette jolie chambre déprimante et grise, ah ce qu'elle détestait cette foutue chambre. On lui passerait le savon de l'année, et ça ne l'empêchera toujours pas de recommencer à sa prochaine visite à l'hôpital. On lui pardonnerait, avec sa bouille d'ange et son sourire aussi chaleureux qu'un soleil.

Elle en avait fait de belles, et dans tous les hôpitaux qu'elle avait pu fréquenter depuis qu'elle était gosse, Ethel. Faire des pyramides avec les meubles, transformer une chambre en piscine de peluches, de bonbons, découper des draps pour s'en faire des capes de super-héros, voler des gants de médecin pour en faire des ballons pour décorer sa chambre, essayer de transformer le sol en patinoire avec du beurre piqué dans les plateaux.

Oh oui, des conneries, Ethel, elle en faisait souvent à l'hôpital.

Fallait dire que ce n'était pas totalement sa faute ! Quelle idée de mettre des patients dans des chambres qui poussaient au suicide ! Comment voulaient-ils que les gens aillent mieux dans des endroits déprimants. Puis en plus, avec les examens à passer, elle n'avait pas trop le droit de bouger de sa chambre. Puis elle n'avait rien pour s'occuper. Et puis l'hôpital, ça pue le vieux, la mort, les médicaments, le désinfectant. On attend toujours des heures avant de pouvoir ne serait-ce que sortir de son lit, on fait tout plein d'examens au point de finir irradié -et irradiée elle l'était, elle en était sûre, elle devait en être à son millionième scanner-, on nous prend notre sang, on nous gueule dessus parce qu'on va manger alors qu'on a pas le droit.

Alors, un peu de peinture sur les murs, c'était pas bien grave. Si ? Bien sûr que non ! Premièrement, ça l'occupait, donc au moins, elle ne passait pas son temps à essayer de foutre le camp, à embêter ses voisins qui essayaient de dormir, à voler des fauteuils roulants et à courir partout.

Puis, bordel, c'était joli quoi.

Personne n'avait une chambre comme elle, elle avait. Elle songeait déjà à aller refaire les chambres des autres si elle avait le temps de finir rien que la sienne sans se faire prendre.

Sans se faire prendre, évidemment.

Alors, son cœur manqua un battement en entendant la porte s'ouvrir. Elle se retourna en ouvrant grand ses yeux, faisant voleter son écharpe qu'elle conservait même en intérieur. La bouche ouverte, les yeux de merlan fris, le cœur arrêté, un pinceau recouvert de violet en main.

«C'est pas moi !»

Ça venait du cœur ce beuglement. Elle remarqua le dit pinceau, et le balança sur le sol comme s'il l'avait brûlé. Sous la panique d'être prise sur le fait -alors que bordel elle n'avait pas terminé quoi-, elle ne fit absolument pas attention au fait que non, un type essoufflé, presque à poil, qui rentrait sans même frapper à la porte d'un patient ne pouvait clairement pas faire partie du personnel.

«Genre en fait y'a eu un lutin des îles enchantées bleues qui s'est ramené, et il a dit qu'il devait embellir tout ce qui était gris, sinon sa planète allait exploser, et comme les murs sont gris, il a fallu qu'il le fasse t'vois. Après EUKAY C'EST MOI QUI AI FOUTU LES GUIRLANDES ET LES BALLONS, mais c'est comme les peluches, on a le droit d'en ramener non ? Sérieux, c'est quand même plus sympa comme ça non et puis...»

Elle s'arrêta net dans sa tirade, haussant légèrement un sourcil. Elle devrait peut-être songer à prendre le temps de regarder un peu à qui elle s'adressait avant de déblatérer autant de paroles d'un coup. Elle se serait sans doute aperçue avant qu'elle n'avait pas besoin de se justifier ainsi, parce que là, le type face à elle n'avait rien, mais rien d'un membre du personnel.

Alors elle soupira d'un coup, abandonnant sa mine paniquée pour un sourire de soulagement. Puis un sourire énorme, colgate qui montrait toutes ses jolies petites dents.

«Bordel j'ai eu trop peur quoi. J'ai cru que t'étais genre un infirmier et tout.»

Sans franchement se soucier de qui c'était, du pourquoi il était là, elle se baissa pour ramasser le pinceau qu'elle avait précédemment balancé, et elle sautilla vers le nouvel arrivant, frottant doucement le pinceau plein de peinture sur la joue de l'homme en se haussant sur la pointe des pieds. Toujours avec un énorme sourire.

«Comme ça tu peux pas me balancer parce qu'on pensera que t'es mon complice, héhé !»

Et c'était dit avec un sourire adorable, ré-haussant légèrement ses petites joues qui prouvaient qu'elle sortait tout juste de l'enfance. Elle savait bien que de toute façon, ce serait vu à un moment ou à un autre. Quand on viendrait prendre sa température, un peu de sang, qu'on la traînerait vers un scanner ou qu'on lui apporterait son repas. Mais autant que ça dure le plus longtemps possible.

Elle glissa sa main dans celle de l'inconnu comme s'il s'agissait d'un vieil ami, et elle l'attira vers son lit recouvert de ballons et de peluches, sur lequel elle s'assit.

« T'as l'air crevé ! Toi aussi tu fais des courses dans les couloirs ? C'est dur de trouver des gens avec qui faire la course, tout l'monde est malade ici.»

Elle rit un peu, face à cette affirmation plus que normale. Ils étaient dans un hôpital, c'était rare de trouver des gens en bon état ici. Il était peut-être dans cet état simplement parce qu'il était malade, d'ailleurs. Mais n'était-ce pas affreusement triste de balancer de but en blanc «Hey, t'es ici pour crever d'ici deux jours ?»

C'était aussi l'une des raisons pour lesquelles Ethel n'aimait pas les hôpitaux. Les gens ici allaient mal. Et Ethel aimait les gens. Ça lui fendait le cœur de voir des gens mal en point, alors elle faisait des conneries un peu partout, espérant soutirer quelques sourires. Principalement ceux des enfants, se sentant bien proche de ces gosses qui côtoyaient l'hôpital aussi jeunes.





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MessageSujet: Re: HôpitArmagedon IV le retour prequel dobly digital en 3D [ Ethel & Tom against the rest of the world ]    Mer 2 Juil - 12:32


She is like a rainbow.



«C'est pas moi !»

Hurla une voix fluette, emplie de désespoir. Ah ? il n’était pas le seul à avoir quelque chose à se reprocher ? Enfin, la personne paniquait tout de même et ça c’était un mauvais point. Il aurait voulu lui dire quelque chose comme « pas de panique, malgré les apparences je ne suis pas un dealer, pédophile et exhibitionniste fraichement échappé de l’aile psychiatrie de l’hosto. On se calme. On appelle pas les secours. »
Mais, le petit bout qui se tenait en face de lui ne sembla pas vouloir le vendre à l’ennemi,  jetant son pinceau plein de peinture à terre – ahah ! l’arme du crime-  elle continua sa litanie sur … sur quoi exactement ? Le junkie n’aurait su trop dire. Elle parlait à une vitesse affolante ponctuant ses phrases de gesticulations. Le pauvre homme, lui si calme, pour ne pas dire assez lent avait bien du mal face à une telle boule d’énergie.

«Genre en fait y'a eu un lutin des îles enchantées bleues qui s'est ramené, et il a dit qu'il devait embellir tout ce qui était gris, sinon sa planète allait exploser, et comme les murs sont gris, il a fallu qu'il le fasse t'vois. Après EUKAY C'EST MOI QUI AI FOUTU LES GUIRLANDES ET LES BALLONS, mais c'est comme les peluches, on a le droit d'en ramener non ? Sérieux, c'est quand même plus sympa comme ça non et puis...»

Tout ça était sorti tellement vite, que le brun lui-même avait arrêté de respirer. Relevant juste un sourcil dubitatif et ouvrant la bouche comme un poisson mort. Au moins, ça avait eu le mérite de calmer d’un coup  sa respiration, puisqu’il pouvait maintenant reprendre son souffle normalement. Pendant quelques instants, ils se fixèrent dans le blanc des yeux, concours du « qui aura la plus belle tête de poisson mort ». Entre nous, le jury délibère encore tant le niveau entre eux était élevé.
Puis la jeune fille soupira, comme soulagée de voir qu’il ne faisait pas partie du corps médical. Ah… donc ils avaient un ennemi commun. Elle se mit à sourire la p’tite à l’écharpe rouge, de toutes ses petites dents, pour lui adresser la parole plus calmement.

«Bordel j'ai eu trop peur quoi. J'ai cru que t'étais genre un infirmier et tout.»

Encore légèrement incapable de parler, il se contenta de faire la moue et d’afficher un air qui, si les expressions faciales avaient pu parler aurait sûrement dit quelque chose comme « Sérieusement ? J’ai la tête du docteur Mamour ou bien ? »
La petite s’approcha de lui, encore toute sourire. Ramassant son pinceau plein de peinture elle lui barbouilla la joue de pigments colorés, avec un air malicieux.

«Comme ça tu peux pas me balancer parce qu'on pensera que t'es mon complice, héhé !»

La caresse du pinceau et l’espièglerie ne gêna pas le brun. Il aimait la peinture, c’était sa vie ça la peinture, et lorsqu’il peignait il avait tendance à se salir tout entier. Au fil des années il avait fini par apprécier cette sensation. Alors que la gamine continua ses sourires éclatants, il se laissa prendre au jeu, n’opposant aucune réticence lorsque celle-ci glissa sa petite main à la peau toute pale dans la sienne plus grande et halée, et l’emmena s’assoir avec elle sur son lit d’hôpital. Il garda le silence, pendant que la petite chef parlait. Il aimait bien les enfants comme ça, leur joie de vivre, leur spontanéité, leurs préoccupations enfantines et leur fantastique don de mettre un peu de joie de vivre même dans un lieu comme l’hôpital.
Et pour sûr que l’hôpital n’était pas un endroit marrant. En regardant ce p’tit bout dans son écharpe rouge qui devait être une habituée de la maison, ça lui rappelait aussi que plus jeune il avait tout comme elle passé pas mal de temps à l’hôpital ou dans l’infirmerie de son collège à cause de ses crises. Bien sur l’endroit actuel n’avait rien à voir avec l’hôpital mi et moisi de Manhattan où il s’était souvent retrouvé faute d’argent. En observant les œuvres de la petite sur les murs il se rappela combien de fois étant petit il avait voulu peindre sur ces murs gris, combien il avait voulu colorer cette lumière blafarde qui lui brûlait par cent fois les yeux à chaque fois qu’après une crise il se réveillait dans cette chambre si peu accueillante, dans cet hôpital insalubre de son île new-yorkaise mitée.

« T'as l'air crevé ! Toi aussi tu fais des courses dans les couloirs ? C'est dur de trouver des gens avec qui faire la course, tout l'monde est malade ici.»

En l’entendant à nouveau parler, il sortit de sa rêverie. Il laissa passer un petit temps avant de répondre, l’écoutant rire. C’était joli quelqu’un d’aussi heureux dans cet hôpital, ça changeait. Avec un sourire il lui ébouriffa les cheveux avant de remettre son t-shirt en place, c’est qu’il commençait à faire frisquet à se balader torse poil, et puis ça ne se faisait peut être pas de se balader tatouages à l’air devant des jeunes filles qui rêvaient encore de lutins et de peluches.
«  Faut pas sous-estimer les vieux en fauteuils, sont plus rapides que tu n’le penses »  Il arracha enfin le reste de perfusion dans son bras et essuya le petit filet de sang qui coulait lentement sur son bras.  «  ‘Fin, pour tout te dire j’fuyais mon tortionnaire. J’pense que tu connais ça ahaha… Tu permets que j’me cache avec toi un petit moment ? Je t’aiderai avec cette histoire de Lutin et de fin du monde »

Disant cela il lâcha un petit rire et prit le pinceau des mains de la petite. Se levant pour se placer au centre de la chambre il fit un tour sur lui-même en lissant sa barbichette avec application, comme s’il avait été un grand critique d’art puis il déclara.

«  Ça manque de orange… et … hum.. j’peux ? » lança-t-il en pointant la palette de peinture.

Il n’attendit pas vraiment la réponse et attrapa quelques pinceaux ainsi que des couleurs. La peinture c’était, comme les arts plastiques en général, le domaine de Tom, alors peindre sur un mur était dans ses cordes.  Il s’accroupit près de la tête de lit et avec rapidité et des gestes assurés, peinturlura le mur pour faire apparaitre deux lutins bleus, habillés de orange qui tenaient dans leurs mains un petit drapeau à l’image sûrement de l’île des lutins.
Il se redressa et mit ses mains sur ses hanches, admirant son travail. Il avait vraiment envie de se prendre au jeu…

«  Et voilà qui est mieux. Alors chef ? » lança-t il à la petite brune. « Quelle est la suite des opérations pour sauver l’hôpital d’Armageddon ? »

Il se mit à rire doucement, effectuant une sorte de salut militaire qu’il venait d’inventer et ajouta :
  «  Au fait, c’est quoi ton p’tit nom princesse ? Moi c’est Tom, enchanté ! »

La scène pouvait avoir des airs irréels, dans cet hôpital, cette chambre bariolée avec cette fille et ce type qui ne collait pas du tout avec le décor.  Quoi ? On pouvait bien avoir des « death » tatoués sur les mains, cela n’empêchait pas d’aimer dessiner des lutins… si ?






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