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 Les vols génèrent des rencontres... Vous ne le saviez pas ? [ feat Hope Winchester]

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Date d'inscription : 24/01/2014
Source de l'image : Akito/Agito de Air Gear - Zerochan
Graphiste(s) : William alias Kazuya
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Sexe fictif : Masculin
Lieu de vie : Night's Hands
Emploi : Patineur ( sur rollers, hein ) professionnel et gérant-artisan de The Night's Hands.

MessageSujet: Les vols génèrent des rencontres... Vous ne le saviez pas ? [ feat Hope Winchester]   Mar 15 Juil - 13:15


Quoi.. ? Il veut me piquer une de mes pièces maîtresses... ? Va braire !...

Il s'était levé avec son œil de chat jaune, le droit, et un visage plus froid que la mort. Comme d'habitude, il avait volé toute la nuit sous sa forme démoniaque, n'avait dormi que quelques dizaines de minutes avant que l'aube ne daigne se montrer, conséquence de quoi il dut se reprendre sa forme humaine, comme à son habitude. Il n'avait jamais essayé de faire autrement, craignant ou plutôt se méfiant fortement du fait qu'il ne dût garder sa forme démoniaque pendant une durée indéterminée encore. Cela créerait bien un chamboulement dans son petit commerce, et ces derniers temps, il avait une fâcheuse tendance à s'échapper en ville. Pour voir un certain Kazuya, à tout hasard. Enfin, non, ce n'était pas lui, Raven, qui faisait ces petites escapades, il s'agissait plutôt de Michael et ses tendances sociables qui se manifestaient. Il fallait croire que le Corbeau avait fini par accepter le fait que sa confiance pourrait potentiellement être accordée à ce jeune humain, sans que sa confiance ne lui soit acquise ; il ne fallait pas forcer la noirceur ailée non plus.

C'est en ressassant ses dernières semaines où, miracle, son autre personnalité prenait le dessus, qu'il ne vit pas toute l'après-midi s'écouler ; miracle car cela n'était pas arrivé depuis exactement cinquante sept ans. Mais là n'était la raison que de ce petit sourire distant très au coin de ses lèvres. La mortelle et glaciale froideur de son visage n'était due qu'au fait que nous étions le 14 juillet, et que, tous les 14 et 28 du mois, Raven avait promis à ses grands-parents de se tenir présent au Marché Noir. Il ferma ses yeux et se saisit de son calepin, entre le format A5 et A4, sans être aussi grand que le format A4 pour autant, et en regarda la couverture. Une couverture avec un corbeau en plein vol, sanguinolente sur les côtés, avec en contraste des petits gâteaux bleus, verts, roses, oranges, parsemés d'éclats de chocolats, qui semblaient totalement décalés et entouraient le corbeau. Son sourire se fit plus léger. Sa seule amie, sa seule et unique amie, celle qui l'avait toujours soutenu, quelque soit ses difficultés, lui offrait toujours un présent tous les six du mois. Il mettait beaucoup de distance dans leur relation, et elle ne lui en voulait pas.

Cette fille... Oui, cette fille était une perle et il tenait à elle, bien qu'il ne lui montre pas. Le carnet qu'elle lui avait offert possédait des pages jaunies par le temps et remplies de poussières, et chaque côté des feuilles étaient ornés d'arabesques noires, partant d'une plume de corbeau qui se trouvait en alternance à l'extrême haut ou bas de la page. Ce carnet était intitulé « Raven », et son amie lui en avait offert une cinquantaine d'exemplaires identiques à première vue, mais elle lui avait annoncé que chaque carnet avait... sa propre particularité, d'après la note accompagnant le présent. Il commença à écrire dans celui qu'il venait de poser sur son bureau avec la plume offerte, la pointe de la plume toujours recouverte d'encre. Il noircit la première page de son écriture arabesquiale, très soignée mais pourtant d'une vivace célérité, dans laquelle il adressa des remerciements à son amie. Il tourna la page, écrivit sommairement quelques mots et referma le carnet pour finalement s'habiller avec son pantalon et veste de cuir noir habituels, enfilant un tee-shirt bleu marine et ses rubans crochetés qui étaient toutefois bleus. Curieux quant à la particularité du cahier, il l'ouvrit, constata que la première page était toujours noircie de remerciements, mais que la deuxième page... Ne contenait plus rien. Méfiant à souhait et refermant le carnet d'un geste brusque, il descendit manger son repas de midi, oui oui, repas de midi à dix-huit heures, parfaitement, et remonta dans son bureau. Il découvrit alors les propriétés de ce carnet, qui faisait disparaître toute écriture à compter de la deuxième page lorsqu'on le fermait, et qui révélait les derniers caractères inscrits sur la feuille si l'on soufflait dessus.

Glissant la plume à l'espace prévu, carnet sous le bras, il sortit de sa demeure, la refermant soigneusement et verrouillant toute entrée potentielle, même la plus infime, avec l'alliage de ses quatre affinités, et se concentra. Après quoi, uniquement ses ailes de corbeau naquirent dans son dos et il s'envola vers le Marché Noir, traversant la caractéristique brume qui l'entourait. Il tenait dans sa main libre un lourd et imposant sac, qui contenait ses artefacts magiques ainsi que des potions qu'il confectionnait à l'aide de ses grands-parents depuis peu. Arrivé devant la 'Cabane', dont l'intérieur était magiquement trafiqué et était beaucoup plus grand qu'un centre commercial, comme quoi il ne fallait se fier aux apparences, il ouvrit la lourde porte de bois et fut immédiatement apostrophé par la vieille dame qui correspondrait à « l'accueil » des magasins humains, et qui comme d'habitude lui demanda le motif de sa visite. Il posa son lourd sac au sol, ses ailes disparurent d'un seul coup, et il leva sa paume droite avec énormément de distance. Son visage était, depuis qu'il avait progressé d'un nanomètre dans la brume, d'une extraordinaire inexpression, et la paume qu'il venait de lever montrait un corbeau en plein vol, où dans les yeux de l'animal brillait un '14' semblait vouloir regagner sa place contre le flanc du petit Corbeau.

- Tu es en retard, little Raven, tu ne viens jamais après dix-sept heures habituellement, et certainement pas aux alentours de dix-neuf heures. Qu'est-ce qui t'amène aussi tard, dis-moi ?

- ...

- Toujours aussi bavard, le petiot. Ton étal est au deuxième étage, dans le coin supérieur droit, comme d'habitude. Un plaisir de te voir venir aussi tard lorsque les vraies affaires reprennent et commencent. Fais attention, les petits malins de brigands traînent à cette heure-ci, appelles-moi si tu en repères un.


Il se contenta d'incliner son buste après avoir hoché la tête, sans dire un seul mot, mais son message silencieux de « plaisir partagé, ba-chan » était passé. Tous les habitués du Marché Noir l'appelaient Oba-sama, Oba-chan ou, comme lui, ba-chan, car la vieille dame était née au Japon, et la coutume s'était vite répandue de la nommer ainsi chez les marchands de la Cabane. Il étendit son étal, chaque artefact métallique ou potion se trouvant dans une moitié de bulle métallique disposé sur un ingénieux escalier reliant tous les articles entre eux d'un fil d'acier solide et très fin. Il possédait trois « escaliers de moitié de bulle métallique et de fils d'acier », et resta debout, le regard inexpressif, à jauger les passants d'une telle nonchalance et indifférence inexpressive ( ne demandez pas comment il fait ) que sa première intention d'observation ne se voyait pas. Cela n'incitait pas les autres créatures naturelles à venir vers lui, mais il était ainsi et ne changerait pas ; il n'aimait pas donner ses créations à n'importe qui, tout en se contrefichant du prix, raison du fait qu'avec lui, c'était les clients qui choisissaient, dans la mesure où ils donnaient ce que l'article acheté valait pour sûr.

Un homme vint vers lui, discrètement, et tenta de lui dérober un artefact avec une chaîne d'argent et un pendentif en aluminium qui ne cessait de changer de couleur. Sans lui prêter attention, toutes les moitiés de bulles métalliques devinrent des bulles à part entière et il saisit le poignet de celui qui s'apprêtait à commettre son larcin en le regardant de son visage inexpressif et de son œil de chat jaune plus glacial encore que la mort. L'homme s'apprêta à repartir, mais il percuta un roux, s'étalant sur lui par terre, se releva sans demander son reste et s'en alla vers un étal du rez-de-chaussée, deux étages plus bas. Il regarda Swallow qui comprit et alla avertir Ba-chan de l'activité d'un petit malin qui était désormais au rez-de-chaussée. Sans quitter son étal, ayant dégainé un tabouret sur lequel il s'assit, coude sur son étal en bois, main soutenant son visage penché, sa voix d'androgyne, un soprano grave étonnant, d'une froideur incroyable pour l'enfant qu'il paraissait être, retentit.

- Geez... Quel irrespect... Besoin d'aide, monsieur ?

Son seul mot prononcé en anglais montrait bien son accent tout droit sorti d'Oxford, toutefois masqué par le typique accent new-yorkais, montrant implicitement et pour les plus réfléchis la modestie du jeune garçon. Si, Raven était trop solitaire, inexpressif à souhait, méfiant comme pas permis, mais il n'en restait pas moins d'une grande loyauté et très attaché à l'honneur et aux anciennes valeurs. Il avait parlé, mais son visage regardait ailleurs, comme s'il se fichait de la scène. Seul sa remarque faisait comprendre que ce n'était pas le cas. La brève altercation avait suscité quelques regards, sans que personne ne daigne aider le roux ; Raven s'était contenté de proposer son aide, après que les demi-bulles métalliques montrent à nouveau ce qu'il vendait et qu'il ait légèrement penché son buste, près à honorer ses paroles si le besoin s'en faisait ressentir.
Code de Frosty Blue de Never Utopia


H.R.P:
 


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