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 Fais-moi voir que tu es là [Libre]

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MessageSujet: Fais-moi voir que tu es là [Libre]   Dim 27 Avr - 14:51

Quelle est cette grosse boule qui gigote, comme emprisonnée, dans les draps ? C'est lui. C'est David. Il a dormi toute la journée et semble avoir du mal à se décider. S'il veut pouvoir être d'attaque ce soir, il lui faut manger et pour cela, il doit aller chercher de la nourriture. Il le sait, il l'a marqué dans son emploi du temps. D'ailleurs, il est où, ce petit carnet de note ? Il tend le bras, tapote la table de nuit mais ne trouve rien mis à part la petite lampe. Il râle, se lève à l'aide de ses avant-bras, l'oreiller sur la tête. Il le repose à sa place avant de finir par poser pied à terre. Il regarde le plancher, à deux doigts de retourner se coucher tellement il est crevé. Il finit par le voir, au bord de son lit. Il l'avait mis là, hier soir, pour ne pas l'oublier. Ce n'était pas très malin de sa part. Il le prend, le lit avant de passer une main dans ses cheveux pour les ordonner un peu, à la va-vite.

Il est en retard sur son travail quotidien et cela le met déjà dans une belle irritation. Il aime être à l'heure, mais ce n'est pas toujours le cas, malheureusement pour lui. Il a déjà essayé d'utiliser les réveils-matin pour essayer de l'être plus souvent, mais le dernier avait fini par passer par la fenêtre. Paix à son âme. David retire son short et son t-shirt de nuit et s'en va chercher de quoi se vêtir pour sortir. Il n'a plus le temps pour une douche. Il la prendra ce soir, ou demain, dans les pires des cas. Il ouvre son armoire, farfouille un instant dedans avant de trouver son bonheur. Il enfile un jean blanc qui lui moule assez bien les fesses, une chemise bleu clair de laquelle  il n'attache que les quatre boutons du milieux et qu'il s'amuse à ne remonter les manches jusqu'à ses coudes et ses baskets de ville. Vu qu'il ne compte pas partir en chasse, il peut se permettre de porter deux-trois accessoires dont une bague à l'index, un bracelet et un collier, tout deux en forme de chaîne. Une fois prêt, il se regarde dans son miroir un instant. Les pansements qui ornent son visage ne se sont pas enlevés pendant la nuit. Une bonne chose. Les blessures étaient récentes, une mauvaise rencontre avec un arbre lui a gratifié de jolies plaies, hier soir. Mais cela ne le dérange pas. Il trouve même qu'il est plutôt bien comme ça. Il sort à l'extérieur, fermant la porte à clef derrière lui et s'en va à l'épicerie. Il n'y a plus rien dans le frigo, malheureusement, il en avait déjà eu la mauvaise surprise le jour d'avant. Et il avait complètement oublié d'y aller, trop occupé à chasser une bestiole imaginaire...

Il entre dans l'épicerie. L'air extérieur n'est pas vraiment mauvais, mais il est lourd, annonçant certainement de la pluie dans la soirée. Cela l'embêtait. Il n'aimait pas sortir quand il pleuvait. Du coup, il devrait reporter sa promenade nocturne. Il soupire avant de regarder dans les divers rayons, un panier dans la main. Il prend tout ce qu'il peut se permettre d'acheter, évitant les petites cochonneries qu'il aurait pourtant envie d'avoir. Il n'avait pas assez d'argent pour ça. Quand il serait riche comme Crésus, il pourrait en manger autant qu'il le voudrait, mais là, il fait attention. Sa ligne ne compte évidemment pas dans son choix. Il ne ferait jamais de régime. Ce n'est pas son truc. Soudain, alors qu'il tente de prendre un aliment dans les hauteurs d'une étagère, il bouscule quelqu'un par mégarde avec son panier et le contenu de celui-ci se renverse au sol, s'éparpillant dans tout le couloir. Il râle, abaisse le bras et s'abaisse pour récupérer ses biens échoués au sol. Le jeune homme ne regarde pas la personne qu'il vient de bousculer, trop attentif à ce qu'il avait perdu, mais il s'excuse pourtant :

- Désolé, je vous avais pas vu. Je vous ai pas fait mal, j'espère? J'essayais d'attraper un truc trop haut pour moi et je n'ai pas vu qu'il y avait quelqu'un.
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MessageSujet: Re: Fais-moi voir que tu es là [Libre]   Mer 30 Avr - 22:18


On a toujours besoin d’un plus grand que soi.



Tom observait le plafond depuis déjà une demi-heure. Ou peut-être était-ce le plafond qui observait Tom, la nuance était faible tant son esprit semblait absent. Bien sûr, il connaissait ce plafond par cœur, tant il s’était perdu de nombreuses fois dans sa contemplation.
Il était allongé sur le canapé qui lui servait de lit, dans la sombre douceur de sa pièce à vivre. Quel jour étions-nous ? Quelle heure ? Il avait tant dormit que la notion de temps lui échappait complètement, c’était souvent comme ça d’ailleurs. Soudain un bruit retentit dehors, dans l’agitation de la rue, une poubelle tombée. Sûrement un chat de gouttière ou un raton laveur en quête de nourriture, c’était fréquent dans ces petites rues où se situait sa boutique. Aujourd’hui pourtant, il l’avait laissé fermée, samedi étant un jour de repos.
Sommes toutes, ce bruit le sortit aussitôt de sa torpeur étrange et léthargique, perdu qu’il était dans les méandres de son esprit. A moitié nu et à contre cœur, il s’extirpa des draps chauds et tentateurs qui voulaient le retenir sur le sofa, usant de la force enjôleuse de leurs bras si doux. Aussitôt qu’il se tint debout, une vertige le prit, suivit d’irrépressibles frissons dans la colonne vertébrale, se sentant pencher vers l’avant il réussit à se rattraper au mur à côté de lui pour éviter la chute. La panique et la peur se stoppèrent soudainement quand il sentit son estomac se tordre douloureusement : Il avait faim.
Effectivement, depuis combien de temps n’avait-il pas mangé ? Il oubliait souvent que son corps ne pouvait pas se contenter de café, de cigarettes et autres substances illicites. Il sentait ses mains trembler de façon alarmante, et se dirigea vers ce qui lui servait de cuisine, il fallait qu’il trouve de quoi manger, sinon ça allait finir en crise d’hypoglycémie, il allait se retrouver à l’hôpital (encore une fois) et allait se faire torturer soigner et engueuler par le docteur Flymel.
Il fouilla frénétiquement dans tous les coins : rien. Le néant. Un vide intersidéral.
Bon, là ça n’allait pas. Il n’avait même plus de cigarettes, et décida, en regardant avec regret le peu de tabac qui lui restait, qu’il était grand temps d’aller faire les courses.
Il se dirigea vers la salle de bain, prit une douche rapide histoire d’être un minimum présentable et s’en alla en quête de vêtements propres. Des choses simples toujours, un jean noir et droit qui faisait ressortir sa finesse et un sweat à capuche essayant de masquer sa maigreur.
Une fois fait, il sortit clope au bec respirant l’air de la rue, chargé de ses ondes humides qui annoncent toujours que le temps se gâte. Il rabattit la capuche sur sa tête et enfonça ses mains dans ses poches, il ne savait plus trop où était l’épicerie et espérait ne pas se perdre en chemin.

Il faut croire que la sainte mère sens de l’orientation était avec lui ce jour-là, car c’est sans encombre qui arriva devant les portes de l’épicerie. Lorsqu’il passa la porte, il se sentit de plus en plus mal.
En vérité , il ne sortait pas beaucoup, les gens dégageant ces ondes, ces choses qui le rendaient malade, il ne pouvait pas courir le risque de faire une crise en plein public, et plus le nombre de personnes autour de lui augmentait, plus ces chances de faire une crise augmentaient aussi. Heureusement pour lui, l’épicerie n’était pas très agitée, mais toutes ces couleurs sur les rayons, ces, pubs, ces éclats de voix partout autour de lui, entraient de force dans sa tête et tourbillonnaient dans une danse macabre entre ses deux oreilles.
Sa condition sûrement y était aussi pour quelque chose : à peine réveillé, en état alarmant d’hypoglycémie, et n’ayant fumé qu’un petit reste de tabac il n’était pas au mieux de sa forme. Il soupira de soulagement pourtant, le manque ne se manifestait pas pour l’instant.
Il avait réussi à dégoter un paquet de tabac, des feuilles et quelques filtres, mais le plus important restait introuvable : la nourriture.
Il était planté devant un rayon depuis déjà dix bonnes minutes, ne sachant se décider. Tellement de choix et de choses inconnues. Que choisir ?
En raison de son état, son attention se fit de plus en plus faible, et bientôt il fixa d’un air absent le rayon devant lui. Soudain, il se sentit bousculé par quelque chose, et se rattrapa sur le rayon, brusquement sortit de sa rêverie. Il se retourna et vit un homme en face de lui, l’ayant sûrement bousculé en voulant attraper une denrée un peu trop haute lui.

Désolé, je vous avais pas vu. Je vous ai pas fais mal, j'espère? J'essayais d'attraper un truc trop haut pour moi et je regardais pas qu'il y avait quelqu'un.

Le junkie le fixa en silence, d’un air totalement absent pendant au moins une bonne minute. C’est vrai que l’homme faisait bien 15 centimètres de moins que lui, au moins. Il sembla se réveiller en sursaut et hocha la tête, signe qu’il lui en voulait nullement. Il tendit son bras dévoilant ses tatouages pour attraper l’objet de désir de son vis-à-vis, et le lui tendit de sa main joliment décoré d’un «  D.E.A.T.H » aux phalanges. Peut-être, à la vue de son allure cela pouvait surprendre. Il est vrai que l’on pourrait pendre Tom pour une racaille ou un voyou, grand, maigre, percé et tatoué, mais il n’en était rien.


«  y’a pas d’mal. »

Il voulut ensuite se baisser pour l’aider à ramasser ses affaires, mais alors que sa main s’approchait d’une boite de conserve, sa vue commença à se faire trouble, divisant la boite en deux. D’un coup il perdit la notion d’équilibre et se retrouva sur les fesses, sa tête se heurtant dans le coin d’un étalage.
Tout tournait de plus en plus vite et la lumière lui agressait la rétine. Il ferma les yeux. Ses mains agitées d’horrible tremblements, il lâcha mollement ce qu’il tenait dans les mains ainsi que son tabac et le reste, ses muscles lui répondant difficilement, il passa ses mains tatouées sur ses yeux et se massa les tempes douloureusement.
Il fallait qu’il mange quelque chose, sinon il risquait de tomber dans les pommes. Une fois cette crise passée, il irait manger… il fallait qu’il attende, qu’il souffle, qu’il se reprenne. Au fait... mais oui…? D’une voix blanche, il demanda.

«  Euh…. On est quel jour au fait ? »





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MessageSujet: Re: Fais-moi voir que tu es là [Libre]   Jeu 1 Mai - 10:02


    Il grimace doucement, une de ses boites de conserve était beaucoup trop proche de l'inconnu pour qu'il tente de la récupérer sans devoir forcer la personne bousculée à se reculer. Grr. Il déteste devoir faire du rentre-dedans pour reprendre un bien perdu. Il préfère ainsi attendre, relevant un peu la tête pour pouvoir voir l'homme qu'il avait honteusement agressé. Il n'aurait peut-être pas dû. Il se retrouve hypnotisé par son regard, ne pouvant se détacher de ses yeux. Ils sont aussi dorés que les siens, quoiqu'un peu plus vif. L'individu semblait presque dormir debout, du moins était-ce l'impression qu'il lui donnait. Mais il était plutôt pas mal. Il avait du charme, son petit bouc noir qui trônait sur son menton lui donnant un joli style de maturité. Chez certaines personnes, il aurait trouvé ça moche ou déplacé, mais pas chez lui. C'était beau. Harmonieux. Il aimait bien.

    Mais il ne pouvait pas continuer de le dévisager comme s'il était une star sortie de nul part. Non seulement cela ne se faisait pas, mais en plus, le bonhomme lui tenait l'aliment qu'il avait tenté, en vain, d'attraper. Il fronce les sourcils, sentant son irritation montrer d'un petit cran. Il n'aime pas qu'on lui fasse remarquer qu'il est le plus petit des deux. Et de beaucoup en plus. Il lui semblait que l'autre était un géant, cela aurait pu l'effrayer s'il n'avait pas connu pire. Il prend tout de même l'objet tendu tout en balançant un "merci" pas trop acide. Un point pour lui. Il s'était contenu pour ne pas l'envoyer balader. L'autre ne voulait certainement que l'aider, pas le rabaisser. Il se disait cela pour se rassurer, pour ne pas lui lancer de paroles désagréables.

    Il pose tranquillement le paquet d’œufs - oui, parce qu'il s'agissait bien de cette chose qu'il n'avait pu attraper - dans son panier à moitié rempli. Quand son regard se reporte sur l'inconnu, celui-ci était sur les fesses, sa tête ayant fait un joli petit bruit contre l'étagère. David n'avait rien compris, n'ayant pas remarqué ce que faisait le noiraud. Il écarquille les yeux, tentant de savoir si l'autre allait bien ou non, mais il se rassure. Il le voyait bouger, se masser les tempes, se frotter les yeux, avec ses mains tatouées. C'était joli. Il aimait bien les lettres qui y étaient inscrites, leur forme. Il ne remarque pas tout de suite qu'ils veuillent dire quelque chose, plutôt mauvais en anglais. Voir même beaucoup. Dans tous les cas, il arrive pourtant à décoder le mot. Il s'en fiche. Il trouve cela même très classe.

    Voilà qu'une expression de surprise passe dans ses yeux sous la question du grand noiraud. Soit il avait reçu un beau coup sur la tête pour ne plus s'en rappeler, chose qu'il n'espérait pas, soit il n'avait jamais su le jour qu'il était. Mais au vu de sa tête, de sa voix, quelque chose clochait. Il avait eu un vertige. David savait quoi faire dans ce genre de cas. Il se lève lentement, s'en va un instant chercher petits pains au lait et du jus de pomme avant de revenir vers le pauvre gars. Il lui ouvre le paquet et le berlingot avant de lui tendre le tout. Oui, il était dans une épicerie, il n'avait pas encore acheté les choses qu'il tendait au plus vieux, il lui semblait en tout cas qu'il l'était. Il s'en fichait. Il les achèterait vide, cela ne lui donne aucun remord.

    - Bouffez avant que vous ne me donniez une nouvelle frayeur. Je pense que le sucre vous aidera à vous sentir mieux. Et les petits pains... Il hausse les épaules. C'est cadeau de la maison.

    Il ramasse les dernières courses qui traînaient encore par terre avant de s'asseoir face au noiraud, ne comptant pas partir sans l'avoir vu manger ce qu'il lui donnait. S'il lui fallait recourir à la force pour lui faire avaler un truc, il le ferait. On lui avait appris, une fois, à l'école qu'il fallait donner du sucré aux personnes qui ont des vertiges de ce type. Et leur parler, aussi. Mais il ne savait que dire... Peut-être lui poser des questions ? Il tente la chose.

    - Vous êtes souvent pris de ce genre de... Trucs ? Ou alors, vous êtes juste maladroit ? En tout cas, je suis content que vous ne vous êtes pas évanoui. J'aurais eu pas mal de difficultés à vous emmener à l'hôpital ! En plus, expliquer ce qui vous était arrivé aux vendeurs, non merci. Jamais été très bon pour ça. Z'allez mieux?
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MessageSujet: Re: Fais-moi voir que tu es là [Libre]   Jeu 1 Mai - 14:00


Les yeux dans les yeux.




Les vertiges s’atténuèrent peu à peu, autour de lui les couleurs se ternirent permettant à ses yeux de ne plus souffrir agressés par l’éclat de celles-ci. Il respira, doucement : le malaise s’estompait un peu. Il voulut se relever mais ses bras avaient toujours du mal à lui répondre, alors il resta par terre, se frottant néanmoins le crane, légèrement douloureux : il allait avoir une jolie bosse.
Il releva son visage vers celui de son vis-à-vis, se rappelant de sa présence, aussitôt ses pupilles ocres aux reflets argentés s’éveillèrent, comme lorsqu’il peignait ou détaillait une nouvelle œuvre.
Ces yeux rencontrèrent des orbes dorés, perçantes et vives, qui le scrutaient attentivement. L’homme en face de lui était brun, assez grand, même si Tom le dépassait d’une bonne tête, et semblait cacher sous ses vêtements un corps plus massif et musc que le sien. Plus jeune que lui de quelques années, il avait un beau visage et quelque chose de charmeur, sans doute un Don Juan ou un bourreau des cœurs, il ne doutait pas que l’homme savait user de son charme. La respiration du junkie se bloqua un peu. Il ne savait pas si c’était l’allure de l’homme, l’expression indéchiffrable de son visage, ou ses yeux perçants qui le trouaient de part en part, mais il avait la désagréable impression d’être comme une proie en face d’un chasseur. Une fois son inspection faite, les yeux du brun redevinrent absents, lointains et déconnectés comme ils l’étaient la plupart du temps.
Lorsqu’il posa sa question, l’autre afficha un air étonné.  Bravo Tom, tu viens encore de passer pour un débile devant un inconnu. C’est vrai que les gens avaient plutôt l’habitude de savoir le jour et l’heure de la journée à laquelle ils sortaient. Aussi ne fut-il qu’à moitié étonné quand l’homme se leva pour le laisser, il avait dû le prendre pour un fou. Le brun s’apprêtait à vouloir se relever quand l’autre revint étrangement chargé d’un petit paquet et d’un berlingot de jus de fruit.

- Bouffez avant que vous ne me donniez une nouvelle frayeur. Je pense que le sucre vous aidera à vous sentir mieux. Et les petits pains... C'est cadeau de la maison.

Le brun ouvrit la bouche, puis la referma, puis l’ouvrit encore ne sachant que dire, alors que l’autre lui fourrait déjà le tout dans les bras. Il ne pouvait tout de même pas le laisser acheter ça pour lui. Pendant que celui-ci ramassait ses dernières courses, il tenta vainement de protester, mais son état emmêlait sa langue.

«  Mais…j-… qu-quoi ? M-merci, mais c’est pas la peine. »

Il sentait son attention diminuer de seconde en seconde, et s’il se profilait ainsi il ne tarderai pas à tomber dans les vapes, aussi bénit-il son bousculeur pour avoir la bonne idée de lui parler, il se concentra sur le son de sa voix

Vous êtes souvent pris de ce genre de... Trucs ? Ou alors, vous êtes juste maladroit ?

Tom soupira et hocha la tête  «  Ouais… on peut dire ça, ça doit être un mélange des deux » encore que ses crises de manque ou autres phases prophétiques étaient beaucoup plus violentes qu’une simple hypoglycémie  «  Ça m’arrive d’oublier de manger, enfin… souvent ça m’sort de la tête. »

En tout cas, je suis content que vous ne vous êtes pas évanoui. J'aurais eu pas mal de difficultés à vous emmener à l'hôpital ! En plus, expliquer ce qui vous étiez arrivé aux vendeurs, non merci. Jamais été très bon pour ça.

A la mention de l’hôpital, Tom avait tout de suite pâlit. Il avala sa salive avec difficulté. Non pas qu’il ai peur de l’hôpital, il y allait toutes les semaines pour ses contrôles, voire plus. Il avait surtout peur d’un certain médecin aux cheveux Roses. Et il savait très bien, que si jamais celui-ci le voyait dans cet état ou pire, s’il était amené à l’hôpital inconscient, il risquait de se faire tirer les oreilles jusqu’au sang et de se retrouver sanglé sur une table d’opération, servant d’exutoire aux désirs sadiques de son médecin. Il est vrai que le Junkie poussait parfois sa patience à bout avec ses tendances autodestructrices et sa légendaire capacité à oublier tout ce qui se rapportait à sa santé. D’une voix blanche il supplia.

« Nn-non, pas l’hôpital, j-j’vais bien »

La menace de l’homme en face de lui avait suffit à lui faire abandonner tout remords, il mordit dans un pain au lait. Le gout sucré de la denrée lui chatouilla la bouche alors que son estomac semblait bénir le ciel et cet homme pour avoir obligé son possesseur à avaler quelque chose. Il avala le pain au lait en moins de deux minutes et essaya de boire un peu de jus de pomme, mais ses mains tremblaient tellement qu’il rata deux fois sa bouche. Ses joues se tintèrent de rouge, un peu honteux de se faire surveiller ainsi dans un état de faiblesse ou il n’était même plus capable de boire correctement. Il reposa le berlingot, préférant attendre que les tremblements se calment. Il avait une drôle d’impression, ce type en face de lui.. Il sentait quelque chose d’étrange, de légèrement inquiétant. Peut-être était-ce juste son état qui le faisait délirer, cela était fort probable. Il se redressa et se remit à le regarder sans vraiment le voir, d’un air absent, et cela pendant deux bonnes minutes. Il était reconnu que Tom avait une capacité de concentration d’environ…. 30 secondes tout au plus avant de retourner dans la Lune. Non loin de là, un vendeur fit tomber une cagette, le bruit le sortit une autre fois de sa rêverie, sursautant légèrement. Il regarda autour de lui et vit ses affaires qu’il avait lâché, il ramassa avec empressement tabac, cigarettes, filtres et attrapa les pains au laits

« Erm, merci de ton aide. J’vais t’laisser payer ça. » Quoiqu’il doutait avoir assez d’argent.

Il essaya de se relever, mais son corps sembla décider qu’il n’était toujours pas apte à prendre la fuite, c’est vrai qu’en dehors de son magasin, il avait plutôt du mal avec les gens, surtout quand ils dégageaient quelque chose le troublant un peu. Contraint par son propre corps, il se rassit et posa sa tête contre le rayon.

« ….e-en fait j’vais rester par terre quelques minutes de plus… ce carrelage me plait. Désolé d’avoir abusé de ton temps l’ami. »

Peut-être Tom n’était-il pas très à l’aise avec les gens, autant cela ne l’empêchait nullement d’être familier avec des inconnus. Assez mal à l’aise, il tripotait son lobe d’oreille et jouait avec les anneaux qui perçaient celles-ci, les faisant tinter entre eux.

« Ça va beaucoup mieux, j’vais pas vous retenir. Z’avez surement euh… une omelette à faire avec ces œufs.. donc voilà… »





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MessageSujet: Re: Fais-moi voir que tu es là [Libre]   Jeu 1 Mai - 16:42


    Il veut paraître gentil. Pourtant, il ne peut effacer de ses yeux l'horreur qu'il a fait, le sang qui coule de ses mains. Son regard de prédateur détaille un instant le noiraud et ses narines sentent son odeur. Une pointe de déception glisse dans ses iris face à cet humain banal. Il n'était pas un monstre, ni une créature, juste un Homme qui semblait être différent, qui ressemblait plus à une sorte de clodo affamé qu'à un diplomate. Arriverait-il à s'en sortir sans lui demander s'il ne connaîtrait pas, par hasard, des personnes non-humaines? Il en doute. Il n'arrive pas à s'en empêcher. C'était un de ses sujets préférés, un de ceux où il ne pourrait pas vraiment mentir. Sa passion était les bestioles, ses proies, ce genre de "légende" au visage tellement normal. Peut-être que l'autre pourrait l'aider dans sa quête? Avait-il des amis, des proches, des connaissances qui répondaient à ses recherches? Pouvait-il lui donner un nom, une adresse, voir un numéro de téléphone ? D'appartement ? Son physique aussi, le plus important dans une chasse, d'ailleurs ? L'idée ne lui déplaisait pas. Il devait se rapprocher de cet humain pour tenter de trouver les autres, ceux qui ne l'étaient pas. Peut-être finirait-il, ainsi, par trouver un minotaure? Il n'en savait rien, mais l'espérait.

    Tiens, sa pauvre victime semble devenir toute blanche sous ses mots. Qu'avait-il dit qui puisse l'effrayer ainsi ? Il l'observe, tentant de trouver ce qui semblait le terrifier, mais ne parvient pas à trouver une réponse convaincante. Finalement, c'était le noiraud qui lui donna l'indice en le suppliant de ne pas aller à l'hôpital. L'hôpital, endroit où tout le monde détestait aller. Il ne savait même pas pourquoi. Il n'y était jamais resté longtemps, à peine une nuit. Il ne savait pas combien la nourriture de certains de ses établissements laissaient à désirer, que la solitude était pesante et que la chambre, la plupart du temps pas franchement grande, donnait l'impression d'une prison. Il ne savait rien de tout cela. Il était si ignorant.

    Il le laisse manger, l'observant mâcher et tenter de boire une fois qu'il a terminé d'avaler son pain au lait. Il sourit lentement, adorant le voir ainsi rater deux fois l'occasion d'arriver à glisser le liquide dans sa gorge. Le noiraud semblait trembler de trop et arrêta de boire. Il ne cesse de le regarder, ne ratant aucun de ses gestes, restant tranquillement à sa place de son côté. Il n'arrive pas à se décrocher de lui, par habitude semble-t-il. Pourtant, quand un bruit leur parvient, il sursaute autant que le noiraud. Il jette vite fait un regard autour de lui, prêt à se défendre s'il y avait un danger. Parano ? Non. Ou du moins, il ne se l'avoue pas. Il n'aide pas le pauvre gars à ramasser les affaires qui traînaient au sol et qui n'étaient pas les sienes. Un maigre rictus relève ses lèvres alors qu'il l'écoute lui laisser payer. Pff. Ingratitude. Il le remerciait? Ouais. Mais il lui lâchait un peu trop vite l'affaire pour que cela lui plaise. Il le regarde tenter de se lever et d'échouer, s'amusant de son excuse, remarque sans peine qu'il semble vouloir le faire partir au plus vite. Il n'était pas dési. Il le prenait ainsi en tout cas. Il fronce de nouveau les sourcils, n'appréciant pas vraiment la chose. Peut-être le comprenait-il de travers, mais il en doutait.

    - Arrête de te tripoter l'oreille, je vais finir par l'arracher ! Ça m'agace. Et si tu as envie que je me barre, tu peux me le dire directement, tu sais.

    Sa voix était devenue acide. Il se relève lentement, dépoussière son pantalon avant de prendre son panier de course. Il ne savait même pas pourquoi il avait eu dans l'idée de l'aider. Il n'aimait pas son comportement à son égard. Il ne s'attendait pas à de la reconnaissance, mais il aurait préféré éviter qu'on le pousse à se barrer. Il s'adosse contre l'étage tout proche, décidé à camper sur sa position et à observer l'humain d'un regard haineux. Oh, plus question d'être gentil après avoir été ainsi "humilié".

    - On n'est pas ami, je te signale. Je connais même pas ton nom et tu ne connais pas le mien, alors pas question que je te laisse m'appeler comme ça ! Et d'ailleurs, je pourrais peut-être t'aider à te lever et à te guider jusqu'au vendeur, mais je doute que tu veuilles mon aide.
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MessageSujet: Re: Fais-moi voir que tu es là [Libre]   Ven 2 Mai - 21:40


Brise la glace qui vole en éclats.


Un frisson lui parcouru l’échine, il n’aimait pas, non pas du tout, la façon dont cet homme le regardait. Il y voyait un mélange de désir et de puissance, un air calculateur sous lequel se cachait au fond des prunelles dorées une sorte d’étincelle qui rappelait une folie furieuse et sadique. Il n’omettait pas le fait qu’il puisse se tromper bien sûr, mais tous ses sens étaient actuellement d’accord sur un point, ce type était très bizarre. Enfin, il était bien placé pour traiter son vis-à-vis de bizarre. Et pourtant, l’autre observait tous ses faits et gestes, les décryptant, s’en amusant. Tom se sentait comme une souris devant un gros chat, oui c’était une lueur similaire qu’il avait dans les yeux, un chasseur qui s’amuse avec une proie.
Mais tout d’un coup, il changea. Alors que Tom, pensait être poli et ne voulant pas abuser du temps de l’autre, le regard de celui-ci se durcit comme blessé dans son amour propre. Peut-être était-ce parce que la supplique du brun avait un ton de fuite ?


- Arrête de te tripoter l'oreille, je vais finir par l'arracher ! ça m'agace. Et si tu as envie que je me barre, tu peux me le dire directement, tu sais.

Il s’arrêta, suspendit son geste et fixa son vis-à-vis. Tant d’acidité tout d’un coup dans ses mots, une violence non bridée qui s’écrase dans le silence et écartèle les bruits de fond. Tom pencha la tête, et doucement, il posa a terre la main qu’il avait toujours suspendue en l’air, à mi-chemin de son oreille. Eh bien, voilà un homme des plus nerveux. L’autre s’adosse et le regarde de haut, le dominant de toute sa taille le gratifiant d’un regard haineux qui rencontre celui, absent, de Tom.
Ses propos ne lui avaient pas plus ? Tant pis.  Et l’autre continua déversant ses flots de paroles plus acerbes les unes que les autres.

- On n'est pas ami, je te signale. Je connais même pas ton nom et tu ne connais pas le mien, alors pas question que je te laisse m'appeler comme ça! Et d'ailleurs, je pourrais peut-être t'aider à te lever et à te guider jusqu'au vendeur.

Oh, le terme donc le gênait, la familiarité soudaine avait-elle empiété sur son espace vital pour qu’il en soit en tout point fâché ? D’aucun se serait ratatiné sous le poids des mots lourds de reproches, au point de se fondre avec l’étagère. Oh c’est sûr qu’il devait faire son petit effet, il est facile, si facile de blesser les gens avec des mots. Ils sont une arme d’autant plus efficace que la voix vise toujours juste.
Mais Tom, tout lui semblait si lointain et dénué de sens. Il n’avait jamais été trop sensible à ce genre de paroles, gardant en toutes circonstances un calme olympien. Il soupira doucement, et gratifia l’autre d’un de ses sourires vagues et pourtant si sincère, un sourire qui même s’il semble absent n’en n’est pas moins véritable.
Oh oui, l’autre pouvait cracher son venin tant qu’il voulait, aussi loin qu’il voulait et de toute la violence dont sa bouche était capable, Tom était trop loin pour qu’il ne l’atteigne.

 «  Je t’ai froissé ? …..désolé…. moi, c’est Tom»  Lacha t-il simplement sans une once de méchanceté, sa phrase s’entre coupant de nombreux silences.

Il se cala un peu mieux contre l’étagère, croisant les jambe et laissa son regard dériver, se désintéressant complètement de l’homme en face de lui. C’était comme une réaction de défense tant ce qu’il dégageait était violent et négatif.

 «  Mauvais karma… » Marmonna t-il plus pour lui-même en secouant la tête.

L’endroit où ils se situaient était une sorte d’enclave dans le fond de l’épicerie, si bien qu’ils pouvaient voir sans être vu et semblait à l’abri et en retrait des autres gens. L’endroit se vidait peu à peu, il n’y avait même pas grand monde au départ. Tom se sentait de moins en moins ancré dans le réel, il se sentait plus comme dans une bulle, dans cette position d’observateur qui lui convenait si bien.
Il observa longuement les étagères, s’abreuvant de toutes leurs couleurs, était-ce seulement des denrées enrubannées dans des paquets de couleur ? Non… Tom y voyait autre chose, elles étaient des taches de couleur sur le gris si terne du métal, elles semblaient joyeuses et désireuses de se faire acheter, oh oui… elles s’étaient faites si belles pour leur futur acheteur. Les boites de conserve semblaient si coquettes, habillées de se seyant corset d’étiquette. Et toute en rang d’oignon sur les étalages, elles semblaient se faire de la concurrence.
Tom laissa échapper un petit rire, doux, calme. Oh il devait avoir l’air bien fou, mais après tout, sa réputation n’était plus à faire, tout le monde l’avait toujours pris pour un fou lorsque pour eux il n’était qu'un mythomane.
Encore, il laissa ses iris ocres et argents se balader dans cet espace de réflexion et d’inspiration qui s’offrait à lui. Ses pupilles s’étaient légèrement dilatées, tant il était entré dans un état second. Il se dégageait de lui un tel calme que la seule chose qui aurait pu venir à l’esprit d’un passant aurait été de s’assoir à côté de lui et d’observer, s’imprégnant de ce calme si communicatif.
Alors qu’il observait les gens faisant la queue pour payer leurs achats, sa voix, sans qu’il ne puisse la contrôler se mit à déblatérer toutes sortes de choses, suivant le fil de sa pensée, mais sur le coup, il ne le remarqua même pas.

 «  Cette femme qui fait la queue avec sa fille, elle est tellement belle…. Alors que son visage se ternit quand elle voit le montant de ses courses.... soudain il s’illumine quand sa petite lui sourit… Quel beau contraste,… et ce froncement de sourcil et ce pli au coin de la bouche… »

Il laissa sa tête rouler sur le côté, passionné par son observation des choses. Il s’écorcha un instant à un vieillard assis non loin de là, occupé a bourrer sa pipe.

 « Et cet homme… quel beau visage… si creusé… si strié de rides. » Entre chacun de ses bouts de phrase d’une lenteur mesurée, tombe un calme silence. « Il semble marqué comme le pan d’une falaise… abrupte… érodé par le vent et les vices de la vie… si palpable et chargé d’histoire… comme des marques de vie. »


La chaleur du magasin soudain l’étouffe, il tire un peu sur la fermeture éclair de son sweat, le haut de son torse légèrement dévoilé par son t-shirt au col large, laissant apparaitre ses arabesques noires qui lui strient le thorax, ses si chers et chargés d’histoire tatouages. Sans faire attention il en suit la trace avec l’une de ses mains, avec l’un de ses doigts… soudain emplit de nostalgie. Oui ces rides et cicatrices lui en rappellent des similaires, celles de son maître, cet homme qui fut si marqué par la vie, cet homme qui le sauva, cet homme qui le gratifia de l’honneur souverain de faire de lui une de ses œuvres vivantes : Apposant sur lui sa marque indélébile, tatouant son corps et son âme.



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MessageSujet: Re: Fais-moi voir que tu es là [Libre]   Sam 3 Mai - 11:43

Il se radoucit un peu, mais la haine qui brille dans ses yeux ne s'éteint pas. Au contraire, même. Le seul changement qu'il y avait, s'était que cette colère n'était pas vraiment dirigée contre Tom. Oui, le noiraud s'appelait Tom, il venait à l'instant de le lui dire. Était-ce un diminutif ? Il le pensait, il le croyait. Voire même sûr et certain. Peut-être l'avait-on nommé Thomas à sa naissance et qu'il avait préféré le raccourcir? En tout cas, tous les Tom qu'il avait vu, que ce soit dans les livres ou dans les films, étaient des Thomas à la base. Du coup, l'idée que celui-ci n'ait pas été très créatif dans son surnom ne l'étonnerait même pas. Mais il ne compte pas lui poser la question. Ce ne sont pas ses affaires après tout. Et puis, cela ne le concerne pas. Il s'en fiche, même. Le jeune humain n'était pas sa proie. Il ne le serait jamais, à vrai dire. De plus, son caractère ne lui plaisait pas. Le voir rire tout seul, comme s'il y avait quelque chose de drôle, le fit frémir et il le raye de sa liste de contact. Impossible qu'il y entre. Et cela malgré qu'il semblait attentif à beaucoup de choses et qu'il pourrait peut-être lui servir.

David soupire, se laissant glisser au sol avec lassitude. Ce gars lui pompait l'énergie. Non pas à cause d'un pouvoir particulier, mais à cause de sa façon d'être. Il n'était pas comme les autres, le faisait avoir des changements d'humeurs un peu trop vite et de façon radicale. Ce Tom allait lui faire perdre de vue son objectif s'il n'y prenait pas suffisamment garde, et ça, il préférait l'éviter. En plus, il allait l'épuiser avant que le soleil ne se couche. Pas franchement très génial pour lui qui voulait faire une nouvelle nuit blanche.

- Arrête un peu de te payer ma tête, tu veux bien ? Tu m'agaces, là... Moi, c'est David, si jamais.

Il passe une main dans ses cheveux, rejetant en arrière ses toutes petites mèches par habitude. Mais, comme elles ne cessaient de se rebeller contre leur propriétaire, celles-ci s'amusèrent à revenir exactement à la même place qu'auparavant, réduisant à néant les efforts de David. Il ne s'en préoccupe pas vraiment, préférant planter son regard d'acier dans celui plus doux de Tom. Ils avaient vécu différemment, vu et fait des choses peu communes. Il pouvait voir dans les iris du jeune homme qu'il n'était pas comme tout le monde, qu'il avait traversé ses propres difficultés... Mais il pouvait aussi le dire rien qu'en l'observant directement, son physique, sa manière d'être.

- Dis voir... Tu ne connaîtrais pas des personnes... Un peu bizarres dans ton entourage ?

Il ne peut pas aborder le sujet directement. Ce serait se compromettre inutilement. Il se devait de rester secret, de ne pas se mettre en danger pour avoir osé trop parler. Les humains avaient tendance à faire de beaux scandales sur tous ceux qui déformaient leur réalité, étaient différents. Et malgré que Tom semblait être quelqu'un de bizarre et de stupide, voire d'un peu fou - il préfère dire joyeux et un peu décalé de son côté -, il n'en restait pas moins un Homme.

- C'est quoi ces tatouages que tu as ? Tu en as partout sur toi ?

Sa question n'a aucun lien avec ses recherches, mais il admire l'encre noir sur la peau blafarde de Tom. Il en est hypnotisé. Il n'arrive pas à découvrir leurs significations, mais il s'en fiche un peu. Il a toujours été attiré par les personnes tatouées, sans savoir trop pourquoi. Il doit apprécier le dessin, se sentir envieux qu'ils puissent exhiber quelque chose qu'il voudrait bien avoir. Mais il n'ose pas faire le premier pas. Certains tatouages étaient bien trop reconnaissables et s'il venait à se faire repérer avec ça, il serait foutu.

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MessageSujet: Re: Fais-moi voir que tu es là [Libre]   Lun 5 Mai - 22:10


Marqué a vie


Il lui sembla que le feu à ses côtés s’était radoucit, car toute les ondes négatives s’étaient dirigées vers un autre point. Elles étaient toujours présentes bien sûr mais au moins il n’était plus la cible de toute cette haine, enfin plus trop.
Il pouvait clairement voir que l’autre homme ne l’aimait pas du tout, c’était un fait et il y était habitué, les gens le prenaient soit pour un voyou et l’évitaient ou ne remarquaient pas sa présence. Il était un fou pour ces gens, ces gens si aveugles, incapables de sentir et ressentir le monde autour d’eux, borgnes devant la beauté des choses, les choses simples qui peuplaient le quotidien. Alors, oui, il riait seul et s’enfermait dans sa solitude, lors de son admiration muette de la simplicité des choses, oui il avait l’air fou, mais après tout, les fous, c’étaient peut être les autres ?
Il sent quelque chose glisser à côté de lui, le mouvement accompagné d’un long soupire, comme si l’affaissement des muscles causaient chez leur possesseur l’envie irrépressible d’éjecter cet air contenu dans ses poumons. Ou peut-être était-il juste énervé ou dépité par quelque chose. Un rapide coup d’œil vers l’homme maintenant à ses côtés le conforta dans la seconde hypothèse, mais voyons, comment pouvait-on être si négatif à tout ? Il lui jeta un regard en coin, non pas méchant mais juste interrogatif et s’amusa à le détailler. Des légers tics sur son visage laissaient voir qu’il était fatigué par quelque chose. Oh, ça devait être la même chose qui l’énervait alors ? Mais quel était donc cette chose ? Ou ce quelqu’un… tout de même pas lui ? Si ?
Mais que diable il ne lui parlait même pas. Lorsque sa bouche s’agitait dans des palabres sans queue ni tête, elles n’étaient point destinées à quelqu’un d’autre qu’à lui-même.


«  Arrête un peu de te payer ma tête, tu veux bien ? Tu m’agaces, là … Moi, c’est David si jamais. »


Le junkie haussa un sourcil, surpris. Il n’était absolument pas en train de faire de … David puisque c’était son nom, un sujet de moquerie. D’ailleurs, il ne lui parlait pas vraiment, d’ailleurs… avait il dit quelque chose, ou sa pensée avait-elle sonné trop fort ? Il l’observa passer sa main dans ses cheveux si court qu’ils en reprennent instantanément leur place.
Tiens, d’ailleurs… David…

«  David, ….. David… » répéta-t-il comme pour s’imprégner du nom, tester sa sonorité dans sa bouche et sa musicalité dans l’air. Il sourit comme un enfant et ajouta «  Bowie, Gilmour, Lynch des David tout ça. »

En fait, il ne savait pas trop si ces petites références allaient réussir à briser la glace, il ne voulait pas paraitre pédant, mais peut-être trouver un quelconque sujet de conversation dans quelque chose qu’il connaissait bien pour éviter cette ambiance qui le mettait mal à l’aise, tant elle était négative.
Mauvais karma, mauvais karma tout ça. Ces mauvaises ondes ça lui collait des frissons, il ferait bruler de l’encens et lancerai un vinyle de musique de méditation en rentrant, ça lui permettrait bien de faire passer cette sensation désagréable.
Puis, comme d’un coup de lame assené à ses iris voilés de fatigue, un regard doré et perçant vint se planter dans le sien. Il l’observa ce regard, il se laissa transpercer, transcender pour mieux sonder. Il observa la pointe calculatrice, dominatrice, il observa cette envie, ce désir si bien caché… Désir de quoi ? Il n’en avait aucune idée.

«  Dis voir… Tu ne connaitrais pas des personnes… un peu bizarres dans ton entourage ? »

Le brun pencha la tête, drôle de question, mauvaise question… Elle n’était pas anodine, elle cachait quelque chose. Pour une fois, une seule et unique fois Tom se dit que sa malédiction, car pour lui c’était une malédiction, pouvait peut-être lui servir. Il ferma les yeux, inspira, expira et se concentra sur la présence à côté de lui. Il se focalisa, se fit réceptacle, pour ces énergies qui émanaient de David. Et il sentit, il sentit que ce qu’il dégageait était plus fort que ce que dégageaient les gens habituellement. Ce n’était pas les mêmes choses que Will non, c’était diffèrent, il ne savait mettre de mots dessus. Mais il pouvait se dire que ce David n’était pas ce qu’il voulait faire croire. Mais après tout, Tom n’en avait pas grand-chose à faire, lui avait toujours vécu dans cette réalité déformée qui était la sienne. Les gens le traitaient de fou, de mythomane et pourtant, s’ils savaient… s’ils savaient qu'il était bien plus proche de la vérité qu’eux.

«  Des personnes bizarres ? … Comme des personnes qui parlent toute seule ou qui vous menacent de vous arracher les oreilles ? » lâcha-t-il dans un sourire, faisant référence à leur discussion précédente.
« Qu’est-ce que tu entends par ‘‘ bizarres ’’ ? J’suis pas sûr qu’on ait la même idée en tête … »

Il l’observa en penchant la tête, puis sans qu’il ne sache pourquoi, il se mit à changer de sujet. Comme ça d’un coup.

«  C’est quoi ces tatouages que tu as ? Tu en as partout sur toi ? »

Il fut surprit, oui surprit de cet intérêt soudain pour ses tatouages, il remarqua ensuite le regard que l’autre coulait sur lui. Un regard… Envieux ? Jaloux ? De quoi ? De ces tatouages ? Il resta, dans cette phase de surprise, mais lorsqu’il se mit lui aussi à les regarder, il ne put empêcher son regard de se voiler de nostalgie et de sourire tendrement, il tira un peu sur son col, dévoilant un tout petit peu plus le haut de son torse.

«  J’en ai sur tout le haut du corps : les bras, les mains, le torse et le dos. »

Répond-t-il simplement. Il soupire et sourit à son vis-à-vis : peut-être ont-ils trouvé un moyen de communication, un sujet qui n’énerverai pas trop ce brun ?

« Je suis tatoueur, j’ai ouvert une boutique il n’y a pas très longtemps… Enfin, tu te doutes que je ne me suis pas tatoué moi-même… »

Il ne sait pas trop quoi dire… Doit-il parler de la véritable signification de ses tatouages ? Il n’aime pas trop évoquer son passé. A-t-il vraiment envie de ternir son humeur ? Pourtant comment parler de ses marques d’encres sans évoquer tout ce pan de sa vie.

«  Disons qu’ils sont … Un vestige d’une époque de ma vie de… gens qui m’ont offert une nouvelle vie … Bref ils sont importants »

Une nouvelle vie songea-t-il… oui, des vies il en avait eu trois. Il était né Thomas Lewis, fils d’une prostitué descendante d’immigrées italiennes, elles-mêmes descendantes de sibylles, un enfant triste et seul qui rata son plus grand rêve, devenir un artiste reconnu.
Puis était venu le bris de trop qui le fit devenir Major Tom. Il tomba dans la drogue, le désespoir, puis renaquit de ses cendres grâce à Kerniss et sa bande… Avant de replonger dans l’enfer de l’addiction, jusqu’au point de non-retour : L’overdose.
Et une fois encore il avait changé, tout, radicalement, après avoir frôlé la mort de si près : il était devenu Tom Floyd, Junkie, Tatoueur et marchand de disque, gentil mais un peu allumé… Mais au fond, qui était-il ?  Il voulait oublier Thomas et ses échecs, il voulait faire de major Tom ses cendres mais que faire de Tom Floyd ? Que faire de lui….
Il soupira, conscient qu’il était resté muet pendant quelques minutes, il tenta pourtant un

«  Ça t’intéresse, l’art de l’encre, les tatouages ? »





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MessageSujet: Re: Fais-moi voir que tu es là [Libre]   Jeu 8 Mai - 20:00

Il comprenait ses paroles sans en saisir totalement le sens, surtout la première phase, quand il s'était présenté. Il n'avait rien compris, à vrai dire. Il n'était pas assez cultivé, pas assez renseigné pour le pouvoir.. Bref, un inculte. Il n'avait donc pas pu poursuivre le dialogue, observant Tom avec incompréhension. Il n'avait pas la référence. Dommage pour lui. Et peut-être aussi pour le noiraud qui semblait faire des efforts pour trouver un sujet de conversation. Mouais. C'était rappé. En tout cas, ne tente-t-il pas de la poursuivre. Il préfère faire remarquer à ce gars combien il avait fait chou blanc...

Tout comme l'idée de David, d'ailleurs. Il n'aurait jamais dû lui poser la question sur de pseudos personnages un peu bizarres de son entourage. L'autre se foutait de sa gueule. Littéralement. Il n'aimait pas ça. Du coup, son corps se tend, il ne peut s'empêcher de le foudroyer du regard et de changer d'attitude. Il se referme bien vite dans sa coquille de défense, celle pour laquelle il s'était tant de fois entraîné. Il était en mode méfiance, comme si le noiraud pouvait représenter une menace pour lui et sa tranquillité. Dans un sens, oui, il pouvait devenir un danger s'il tenait effectivement à un minimum de calme, mais vu qu'il avait tendance à ne pas aimer les silences trop longs quand il n'était pas en chasse, ça posait des problèmes...

Bref, du coup, David n'a non seulement pas répondu à sa question, mais en plus, a préféré changer de sujet avant que Tom ne remarque combien il était tendu. Du coup, il s'intéresse à ses tatouages, seule chose qu'il peut admirer sans passer pour un gars hyper lourd ou un gay. Oh, bien sûr, il est homosexuel, mais n'aime pas qu'on le remarque. Du coup, il se fait passer pour un hétéro. Et pourtant, ce n'était pas l'envie qui lui manquait de soulever ce vêtement agaçant pour pouvoir admirer les tatouages de Tom au niveau du torse, voir dans son intégralité. L'arracher lui semblait être une bonne idée, mais il la chasse vite de son esprit. Il ne se comporterait jamais comme ça. Jamais. Sauf s'il est bourré. Là, peut-être que oui.

Il cligne des yeux, remarquant qu'un blanc s'était installé entre eux, blanc que Tom avait décidé de repeindre avec une question pertinente. Est-ce qu'il aimait les tatouages ? Ouais. Il adorait ça. Mais serait-il prêt à le révéler ? Il sourit légèrement avant de tendre le bras, touchant celui de cet inconnu si étrange et si imprévisible du bout des doigts, plus précisément sur les dessins à l'encre. Il s'amuse à y tracer les contours, presque émerveillé, avant de lâcher un soupir très léger, comme si l'idée de ne pas avoir le même le pesait. Il brise le contact, lentement, presque à contrecœur.

- Si cela m'intéresse ? Pas plus que cela. Mais je n'arrive pas à rester indifférent face à des tatouages. Pourquoi ? Tu désires me faire un cours d'histoire sur un peu d'encre ?

Il lâche un maigre ricanement, presque un gloussement. Mais il ne glousse jamais réellement. Ce n'est pas une dinde après tout.

Soudain, alors qu'il s'était totalement détendu, une odeur se glisse à ses narines, réveillant le chasseur qui sommeillait en lui. Une bestiole ! Il reconnaîtrait ce parfum entre milles, cette sensation qui tordait lentement ses tripes et qui hérissait les poils de ses bras. Il avait des fourmis dans les mains, la sensation de vide qui l'accompagne à chaque fois qu'il ressent la présence d'une créature sans arme. Il devrait tenter d'investir dans des couteaux-suisses. Au moins, là, en posséderait-il une...

Il se lève lentement, abandonnant toute attention à Tom pour braquer son regard dans les alentours. Il jure intérieurement, ne parvenant pas à localiser sa cible des yeux. Il y avait trop de monde, trop d'odeurs et goûts pour l'identifier précisément. Oui, parce qu'il arrivait - ne lui demandez pas comment, il n'aurait pas vous répondre - à avoir le parfum de sa victime sur sa langue. Mais là, il ne pouvait pas dire si c'était sucré ou salé. Il lâche un son proche du grognement, frustré, avant de se rasseoir, une main posée sur ses genoux rempliés face à lui. Il lance un regard furieux au noiraud, se demandant soudain s'il ne pouvait pas déverser sa frustration contre lui... Mais cela ne changerait pas la situation, et il le sait. Tom ne risquait pas de cacher une quelconque arme sur lui, ou alors il la dissimulait rudement bien... Sous ses vêtements peut-être ?

- Ça va mieux ta tête ? lui demande-il d'une voix agacée, mais ce n'était pas contre lui que s'était dirigé. A voir s'il arrivait à différencier la chose.

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MessageSujet: Re: Fais-moi voir que tu es là [Libre]   Sam 10 Mai - 16:07


Le chasseur est de sortie.


Le bide monumental qu’il avait fait ne le vexa pas plus que ça, en fait il en avait plutôt l’habitude. Il soupira tout de même, non pas comme quelqu’un soufflerait pour médire de l’inculture d’un autre. Il soufflait juste parce qu’il trouvait cela dommage qu’une conversation n’ai pu s’engager sur un terrain qui lui promettait d’être à l’aise.
Après avoir répondu à sa question concernant les « personnes étranges », Tom remarqua que l’autre s’était imperceptiblement tendu. Il haussa un sourcil, pendant que David le foudroyait du regard, si ces yeux avaient lancé des éclairs, le brun ne serait pour l’heure plus qu’un petit tas de cendres. Tom rit doucement à cette pensée, imaginant les employés du magasin le balayer avant la fermeture, un tas de cendre dans une poubelle, ou dans le caniveau.

« Juste comme Syd Vicious… » Marmonna-t-il.

Quelle belle fin pour un punk, voir ses cendres se faire renverser dans un aéroport, par sa propre mère et abandonner dans les égouts. Une fin de junkie aussi, une fin pour Tom sommes toutes. Il secoua la tête et reporta son regard sur… L’huitre en face de lui. Oui, l’homme venait justement de se refermer comme une huitre, dépliant une carapace qu’il avait surement passé du temps à forger. Le regard qu’il lui portait, son indescriptible regard doré, avait maintenant au fond des prunelles quelques arabesques de méfiances. Se méfier ? De quoi ? De Tom ? en voilà une drôle d’idée…
Durant le silence qui s’était installé entre eux, le regard du brun aux mèches courtes s’était fait plus insistant et avait eu un petit quelque chose de désireux qui mettait Tom assez mal à l’aise. Un sourire vint fendre ses lèvres, un étrange sourire qui contrastait avec son expression passée. Alors qu’il approchait ses doigts de lui, le tatoueur ne comprit pas tout de suite ce qu’il avait en tête, et ne pouvait alors esquisser aucun mouvement de recul, son dos étant bloqué par l’étagère pleine à craquer de denrées alimentaires.
Il sentit la pulpe des doigts de son vis-à-vis courir lentement sur sa peau halée et dénudée, suivant le tracé de ses cicatrices d’encre. Il ne put s’empêcher de frissonner à ce contact. Il n’était pas vraiment habitué aux contacts de ce genre, et sans qu’il ne sache pourquoi, ses tatouages avaient toujours été une zone très sensible chez lui, peut-être à cause de l’importance qu’ils avaient pour lui ? C’est sûrement pour cela que ses joues se colorèrent d’une très légère teinte rouge.
Il soupira quand l’autre brisa le contact, il avait du mal à supporter cet état de soumission, où une fois de plus son impression d’être une souris devant un chat était accentuée.


« Si cela m'intéresse ? Pas plus que cela. Mais je n'arrive pas à rester indifférent face à des tatouages. Pourquoi ? Tu désires me faire un cours d'histoire sur un peu d'encre ? »

David lâcha cela dans un gloussement très bref. "Un peu d'encre". Cette phrase fit tiquer l'interpellé. Le brun soupira : oui, il aurait aimé trouver quelque chose de commun. D’ailleurs ? Pourquoi voulait-il se chercher un point commun, alors que la conversation avec cet homme ne lui était pas agréable ? C’était comme ça chez Tom, dans sa petite tête, allez savoir pourquoi.

« J’suis tatoueur, et sûrement à la recherche de potentiels clients. Ça marche pas très fort en ce moment, et t’avais l’air d’apprécier la vue… »

Dit-il dans un sourire, qu’il perdit aussitôt alors que le brun qui lui fait face sembla perdre le calme qu’il avait retrouvé. Il le vit se lever et détailla sa silhouette : tout chez lui sentait le chasseur en position. Ses poils hérissés, ses yeux plus perçants que des forêts scrutant les alentours, et son corps d’apparence calme qui ne pouvait plus contenir quelques tremblements d’excitation. Toutes les énergies qui se dégageaient de lui étaient négatives, fortes, amplifiées et agressaient le pauvre Junkie, qui recevait tout en pleine figure. Il ramena ses longues jambes contre son torse et pressa ses mains sur ses tempes, agrippant ses cheveux de ses doigts, voulant en cette position empêcher ces ondes de lui passer au travers et de lui heurter la tête avec tant de violence. Il sentit les ondes s’éloigner en même temps que David, cela lui permit de se ressaisir, il souffla et ferma les yeux. Lorsqu’il les rouvrit, voyant le brun au-dessus de lui, il déglutit. Son aura si puissante semblait s’être calmée, mais maintenant il semblait le foudroyer du regard plus fort encore que la première fois. Sa proie, ou ce qu’il regardait avait dû s’échapper, et maintenant il déversait sa frustration sur lui, allez savoir pourquoi. Ce n’était tout de même pas sa faute.

« Ça va mieux ta tête ? »
Il encaissa le ton de reproches et secoua la tête.

« Ouais, ouais c’est bon… »

Il n’avait qu’une envie, c’était retourner chez lui pour ne plus jamais en sortir, peindre, fumer, prendre quelque chose, oh… quelque chose de fort….Non, il fallait être fort Tom, ne pas craquer à cause d'une petite rencontre désagréable…
Mais il avait besoin de se détendre, maintenant ! Il avait besoin de fumer ou de faire quelque chose, sinon il sentait qu’il allait craquer.
Le brun essaya de se mettre debout, pour partir. Mais dans sa hâte, il ne fit pas attention à ses jambes encore faibles, ou à sa tête qui tournait à cause de ce qui s’était passé quelques minutes plus tôt. Il trébucha et tomba sur David. Heureusement, un rayon qui se trouvait juste derrière les retint de la chute. La proximité lui tourna la tête, maintenant, c’était sûr, il fallait qu’il parte, l’autre avait maintenant une aura un peu trop forte, et qui sait ce qui pouvait se passer si Tom perdait le contrôle.
Il repoussa l’autre et se rattrapa au rayon opposé, s’y raccrochant pour éviter de perdre l’équilibre. De toute façon il ne risquait pas grand-chose... si ? L’autre allait partir... il ne l’aimait pas, et en avait sûrement assez de lui. Cette énième faiblesse finirait par le décider... non ?
De sa main libre il se massa les yeux.

«  C-c’est bon. J’me suis juste levé trop vite. J’pense que j’t’ai assez emmerdé comme ça … Quoique j’ai pu faire… Pas que j’ai spécialement envie de te faire partir, mais j’ai peur que tu finisses par m’étrangler avec une de ces boites de conserve » ajouta-t-il dans un petit rire nerveux. A défaut de pouvoir rivaliser en muscle, lui qui était aussi musclé qu’un bigoudi en mousse, il pouvait toujours tenter l’humour.




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MessageSujet: Re: Fais-moi voir que tu es là [Libre]   Lun 12 Mai - 20:54

Il n'arrivait plus à se calmer, à détendre ses muscles. Il savait très bien que plus il était tendu, plus il aurait des douleurs, à mesure que son corps devenait noueux. Mais c'était le dernier de ses soucis. Pour l'instant, il devait se forcer pour ne pas se lever et s'en aller car il savait qu'il ne se dirigerait jamais vers la sortie s'il s'éloignait de Tom. C'était devenu sa bouée de sauvetage jusqu'à ce qu'il recouvre un semblant d'humanité. Et pour l'instant, c'était loin d'être le cas.

Ou du moins, pas avant que le noiraud tente de se remettre debout après lui avoir répondu que tout allait bien et qu'il ne s'écroule sur lui. Heureusement, l'étagère leur évite une situation forte embarrassante, mais ne les empêche pas de se retrouver l'un contre l'autre. Une proximité qui se retrouve être vite rompue par Tom qui, autant que le permettait le meuble derrière lui, le repousse pour se propulser vers le rayon face au sien. Chose qui l'étonne car il aurait parié que le noiraud se serait écrou avant de parvenir à s'accrocher. Comme quoi, il avait encore des lapins à sortir de son chapeau de magicien. Il s'en retrouve tellement surpris qu'il en oublie même d'être en colère après de l'humain qui, de façon plus ou moins suicidaire, venait de nouveau de lui demander son départ. Certes, il le faisait de manière créative, mais lui imposait tout de même ses soit-disant impressions. Certes, il n'avait pas tord quand il disait qu'il était susceptible de l'emmerder, mais il ne l'aurait pas forcément formulé ainsi.

Il soupire doucement, tant de tension disparaissant un bref instant et il s'approche de Tom avant de lui attraper le poignet. Il glisse ensuite son bras autour de son épaule, le soutenant légèrement comme on aide quelqu'un de blessé. Et l'humain semblait ne pas être en état de fonctionner normalement. Du coup, par esprit de contradiction, il compte rester et continuer à lui faire perdre du temps, pour au moins quelques minutes.

- Je ne tue jamais avec des boites de conserves. Et je pense que je vais d'abord t'aider à aller jusqu'aux vendeurs avant de filer car je me demande vraiment si tu vas pouvoir y arriver tout seul sans t'écrouler tous les deux pas.

Il le force ainsi à se décoller du rayon, son panier dans sa main libre pendant que l'autre se déposait sur la taille du noiraud. Rien de sensuel ou d'intime, ou du moins ne le voyait-il pas ainsi. Il s'avance ensuite tranquillement, après avoir ramas les affaires de son "prisonnier" et tente finalement de reprendre une conversation un peu plus normale. Il devait s'empêcher de repenser à la personne non-humaine qui traînait dans les parages, certainement en quête de faire ses courses comme tout le monde.

- Ca fait combien de temps que tu es tatoueur, si ce n'est pas indiscret? Et ne t'en fais pas, je ne faisais pas qu'avoir l'air d'apprécier la vue. Tes tatouages sont magnifiques, même s'ils me sont incompréhensibles.
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MessageSujet: Re: Fais-moi voir que tu es là [Libre]   Sam 17 Mai - 20:07


La réalité est demandée caisse 4 SVP



Ses jambes tremblaient, sa respiration était difficile, mais néanmoins, le flot d’air tumultueux qui sortait de sa bouche se calmait légèrement à mesure que le temps passait. Oh, il n’avait jamais été réellement à l’aise avec les contacts humains, de plus ses hallucinations étaient parfois un problème … D’ailleurs, en cet instant il voyait sur le carrelage des serpents noirs et lourds, qui léchaient le sol de leurs écailles luisantes, il pouvait presque les entendre siffler à ses oreilles, mais il savait… oui il savait très bien que tout cela, ce n’était que dans sa tête. Aussi les regarda t-il en silence, les suivant juste de ses yeux fatigués. Un passant n’aurait vu qu’un type mal en point, suivre des yeux un point invisible.
Il sentit soudain une pression sur son poignet, quelque chose se refermant autour de lui, l’emprisonnant. Il ne put réprimer un couinement de surprise. «  Que …? » Dit-il lorsqu’il sentit que quelqu’un passait ses bras autour de lui. Il tourna la tête pour rencontrer le visage de David.

- Je ne tue jamais avec des boites de conserves. Et je pense que je vais d'abord t'aider à aller jusqu'aux vendeurs avant de filer car je me demande vraiment si tu vas pouvoir y arriver tout seul sans t'écrouler tous les deux pas.


Il rougit, légèrement, il était proche, trop proche d’un autre être vivant. Il souffla pour se calmer, et profita de la soutenance offerte par David pour se délester un peu de son propre poids. Tom n’était pas vraiment lourd, au contraire, il était en sous-poids alarmant pour sa taille, sûrement était-ce cela qui le faisait paraître plus grand encore ? Ses poignets et ses mains fins comme des pattes d’araignée, et ses longues jambes qui faisaient paraître les distances beaucoup moins longues. Il se ressaisit et marmonna un
« merci… » à peine audible, pendant qu’ils claudiquaient vers la caisse.

Ça fait combien de temps que tu es tatoueur, si ce n'est pas indiscret? Et ne t'en fais pas, je ne faisais pas qu'avoir l'air d'apprécier la vue. Tes tatouages sont magnifiques, même s'ils me sont incompréhensibles.

La phrase fit hausser un sourcil au brun. Tiens donc, alors comme cela David tentait à son tour de reprendre une conversation normale ? Alors que le junkie commençait tout juste à se dire que c’était peine perdue que d’essayer d’engager quelque chose d’amical avec cet homme, voilà que celui-ci le surprenait. Oui, il était …surprenant. Tom fouilla dans ses souvenirs.
« Je suis entré dans le monde des tatouages il y a…. 6 ans.. plus peut être… J’bossais dans un salon à New-york jusqu’à ce … » Il hésite sur ces mots, lesquels choisir ? Que dire ? La vérité ou pas ? Ce n’est qu’un inconnu après tout, il n’a pas besoin de savoir des choses sur toi et ta peine, se dit-il  « Jusqu’à ce qu’il ferme. » Voilà, c’était clair, net, concis. Et si l’autre posait des questions sur ce qu’il faisait à Sygridh ? … bah, il improviserait. Il sourit, laissant ses fossettes que Lola aimait tant imposer leurs marques dans ses joues creuses.
« Merci du compliment. C’est mon Senseï qui m’a fait ces tatouages, c’était l’emblème de ceux de sa… bande. »

Il essayait de choisir ses mots pour ne pas paraitre suspect, mais les blancs et ses phrases hésitantes, rendues longues et planantes par sa vivacité d’esprit proche de celle d’un gastéropode courant au ralentit, n’aidaient pas vraiment.
Ils réussirent néanmoins à atteindre la caisse, une femme aux mèches colorées y lisait un livre, tant les clients ne se pressaient pas. Tom déposa ses articles sur le comptoir, le bruit faisant sursauter la demoiselle, joliment nommée Mary, enfin c’était ce qui était inscrit sur son badge. Elle rangea vite son livre, laissant le temps à Tom d’apercevoir quelques mots écrits sur la tranche. Yaoi il ne connaissait pas ce genre de livre. La tête colorée se releva vers eux, et sursauta en les voyant. Tom sourit du mieux qu’il put, un peu gêné, c’est vrai qu’ils avaient l’air fin comme ça, bras dessus, bras dessous. Pourtant, la jeune femme afficha un regard étrangement… lubrique et murmura les joues rouges.

« Erm, bonjour. V-votre copain paye avec vous ? »

Tom écarquilla les yeux et rougit violemment.

« Ah ! Non.. nous… on est pas.. »

Et l’autre de rougir plus fort.

«  Oh, toutes mes excuses je … pardon. »

La suite des opérations se passa dans le silence, entrecoupé par les bips monotones des codes-barres, le bruit de la caisse et le froissement des billets.
Un fois le paiement terminé, le brun demanda à David s’il pouvait le laisser à la porte de l’épicerie. A peine eut-il passé les portes, que le vent frai lui fouetta le visage et s’engouffra dans ses narines. Il soupira de bien être la fraicheur de l’air le faisant se sentir mieux.
Le junkie se dégagea de l’étreinte du chasseur et s’assit sur un banc. Il le remercia une nouvelle fois de son aide et sortit son tabac, ses feuilles et ses filtres de ses poches.
Il coinça un filtre entre ses lèvres, et attrapa de ses longs doigts une pincée de tabac qu’il frotta contre la feuille fine, pour lui faire prendre une forme allongée. Il fit jouer ses doigts, roulant le papier d’une main experte, et approcha son œuvre de sa bouche, le regard perdu dans le vide, complètement dans ses pensées. Il lécha lentement le papier à cigarette du bout de sa langue, et le colla du bout du doigt. Il regarda le fin cylindre de tabac entre ses phalanges et regarda le brun à ses côtés, pas vraiment sûr de lui, il demanda quand même cigarette entre les lèvres, tabac sur les genoux.

«  T’en veux une ? »




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MessageSujet: Re: Fais-moi voir que tu es là [Libre]   Mer 21 Mai - 21:19

Oui, il tente d'engager une discution normale avec Tom. Pourquoi ? Il ferait tout pour oublier la présence du non-humain pour l'instant. Il n'avait pas d'arme, du coup rien pour tenter d'obtenir un trophée. Et il n'était pas vraiment le type à venir arracher un œil, une oreille ou une dent à mains nues - ou avec les dents -, surtout quand la personne pouvait se révéler être quelqu'un de bien plus... Puissant. Bref, il joue la carte de la prudence, préférant se concentrer sur l'humain plutôt que de combattre l'impossible. Autant se jeter réellement dans la gueule d'un loup affamé. Ou dans celle d'un crocodile. Tout dépendait si on désirait vraiment souffrir ou non. Dans son cas, il préférait avoir une mort rapide et ne pas avoir à la contempler dans le blanc des yeux.

Il cligne des yeux, revenant dans la réalité dès qu'il arrive devant la caisse. Il ne remarque même pas le livre que la pauvre vendeuse tentait à grande peine de planter. Mary. Joli. Il aimait bien. En plus, physiquement, elle n'était pas trop mal. Pourtant, son visage embarrassé le fit légèrement froncer les sourcils. Il jette un regard à Tom, essayant de voir s'il comprenait l'attitude de la demoiselle, mais celle-ci les salue avant qu'il ne puisse dire quoique ce soit. Il tourne son visage vers elle, les yeux écarquillés par la surprise, le choc qu'elle venait d'inscrire en lui était vraiment terrible. Son... Copain ? Dans le style ami, pote, camarade ? Non. Impossible. Pas avec sa gêne. Et puis, le noiraud prouve le contraire de ses désirs. Elle venait de les prendre pour un couple. Il vire au rouge, ne remarquant même pas que c'était également le cas de Tom. En fait, ils avaient l'air très intimes pour avoir autant de réaction à la remarque de la jeune femme... Mais David avait une bonne raison de l'être. Enfin, une meilleure que le noiraud, sans doute. Du coup, pour tenter d'effacer les rougeurs de ses joues, le brun laisse le tatoueur s'occuper de la vendeuse, ne faisant que passer leurs affaires à acheter. Il remit ses aliments dans un sac en plastique avant d'aider le jeune "blessé" à aller jusqu'à l'extérieur. Celui-ci venait de lui demander s'il pouvait le laisser à l'entrée de l'épicerie et le petit exauce le vœu du plus grand.

Il le laisse s'asseoir, préférant réfléchir à la scène qui s'était passée dans le magasin, fort embêté. Comment cette femme avait-elle pu les prendre pour des... Des... Amants? Enfin, ce n'était pas le terme exacte, mais cela n'avait pas d'importance car cela revenait au même. Où avait-il fait penser qu'il était de ce bord là ? Certes, il l'était vraiment, mais il préférait faire penser le contraire aux autres. Pourquoi ? Et pourquoi pas?

Il tourne lentement la tête vers Tom qui venait de lui demander s'il désirait une cigarette et il observe l'objet tendu sans réagir. Il avale lentement sa salive, son cœur semblant soudain en manque. Pourtant, il secoue la tête, sachant très bien qu'il pouvait s'en passer. Il n'est plus accro au tabac depuis un moment et il ne veut même plus y toucher. Cela est devenu beaucoup moins attirant pour lui d'en prendre.

- Non merci, j'ai arrêté.

Il l'observe un instant avant de s'asseoir à ses côtés. Il a hésité avant de se mettre à cette place, cela s'est vu sur son visage. Il était nerveux. Il crispe légèrement la mâchoire avant de soupirer et de se recroqueviller sur lui-même, glissant ses jambes contre son torse et dépose sa tête sur les genoux, ses bras enlaçant le tout. Il soupir avant de jeter un regard vers Tom, le regard ennuyé, voir lassé, le sac de course à ses pieds.

- A ton avis, pourquoi la vendeuse a pensé qu'on pourrait être... Copain ? Et pourquoi tu avais semblé si... Gêné ?
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MessageSujet: Re: Fais-moi voir que tu es là [Libre]   Sam 24 Mai - 17:56


C'est quoi l'amour ?



Il attendait patiemment la réponse de son vis-à-vis, bras tendu, cylindre de nicotine au bout des doigts.
L’autre palpitait, se questionnait, essayait de forer son corps à bien se tenir. Malgré son self contrôle impressionnant, on pouvait tout de même remarquer une certaine tension chez lui. Cela étonna Tom, David avait l’air très préoccupé.

- Non merci, j'ai arrêté
.

Ah, il avait donc été lui aussi fumeur. Mais il avait arrêté. Tom admirait les gens qui arrivaient à dire stop à ces si tentantes cigarettes. Il admirait ceux qui arrivaient à se soustraire à leur joug et à retrouver un semblant de liberté. Lui savait pertinemment, qu’il en serait incapable. Il avait essayé, plusieurs fois même avec toute la meilleure volonté du monde, mais chaque tentative c’était soldée par un cuisant échec, chaque fois sans exception il avait craqué. Le manque était plus fort que lui, il était arrivé à un point où vivre sans «  drogue » sans prendre quelque chose lui était impossible, son corps étant intoxiqué, depuis longtemps jusqu’au point de non-retour. Il était comme un prisonnier, prisonnier de son addiction, et chaque fois qu’il prenait quelque chose, une petite voix au fond de lui, lui rappelait qu’il n’était qu’un lâche et qu’il n’avait plus de liberté.
Mais la cigarette n’était pas la pire des choses pour tromper le vicieux manque, c’était ce qu’il avait trouvé de moins fort. Le regard dans la vague, il porta le cylindre de papier filtre à ses lèvres et sortit son briquet de sa poche. Un Zippo des Doors, un de ses petits trésors. Il l’ouvrit et alluma sa cigarette, admirant l’imposante flamme et l’odeur du pétrole en combustion qui réchauffait ses mains froides.
Il tira quelques bouffées et ne put s’empêcher de retenir un gémissement de plaisir, quand il sentit la fumée râpeuse couler dans sa gorge puis ressortir autour de lui en de savantes arabesques opaques.
Le brun vint s’assoir à côté de lui, étrange. Tom aurait parié qu’il l’aurait planté trop heureux de se débarrasser de lui. Mais au lieu de ça il restait…
Le junkie tourna la tête vers lui, l’observa, faisant attention à la direction vers laquelle il recrachait la fumé, pour éviter de lui en envoyer dans la figure. Il le regarda enlacer ses genoux, les ramener contre lui et se balancer d’avant en arrière, il fut surpris… Quelle position étrange, elle le rendait si vulnérable pendant un instant, comme si la carapace se fendillait un peu.

- A ton avis, pourquoi la vendeuse a pensé qu'on pourrait être... Copain ? Et pourquoi tu avais semblé si... Gêné ?

Le brun sursauta, surpris. Il bafouilla un peu et se gratta la nuque de sa main libre.

«  Ben… j’imagine à cause de notre position assez…. Ambiguë dirons-nous… et du fait qu’on fasse nos courses ensemble… » Il soupira longuement «  Je dois te dire, j’en sais rien, j’y connais pas grand-chose en relation de couple… c’est pour ça que j’étais un peu gêné… et aussi parce que j’avais peur que tu me tues sur place pour une telle insulte ahaha » Conclu t-il.

Il l‘observe encore une fois, guettant sa réaction, mais une question lui brulait aussi les lèvres.

«  J’peux savoir pourquoi t’a l’air si gêné tout d’un coup ? J’veux dire, t’es plus le même type qu’il y a trente secondes. »

Il laissa le silence reprendre ses droits, et reporta son regard sur la rue. Si l’autre n’avait pas envie de répondre tant pis, il comprendrait. Tom s’amusa à observer les gens dans la rue, il étendit ses longues jambes et savoura le plaisir de ne pas être à l’étroit quelque part. Les gens qui faisaient leurs courses, les gens qui passaient et repassaient, jeunes, vieux, beaux, grands, petits, maigres, gros des gens quoi.
Il pointa du doigt un jeune homme et une jeune femme dans la rue.
«  Regarde les… à mon avis eux, ils sont en couple. Elle le regarde en rougissant et je suis sûr qu’il a les mains moites vu comment il les essuie frénétiquement sur son jean. De jeunes amoureux sûrement »

Il tourna la tête vers d’autres gens, ses yeux si absents analysant chaque donnée qui lui était visible. Cette fois-ci c’était vers un couple d’environ la quarantaine qu’il tourna son attention.

«  Ah.. eux sont mariés, mais elle n’est pas heureuse… je crois qu’elle préfère les filles » dit-il dans un sourire, voyant l’objet de son attention reluquer discrètement une jeune femme observant une vitrine.
«  Oh… et eux ! » il reporta son regard vers un couple de petits vieux qui avançaient à petits pas «  Ils ont l’air de s’aimer depuis longtemps… »

Il observait ces couples dans la rue, et d’eux emmenait quelque chose, une sorte d’aura qui les entourait et les colorait, qui colorait leurs prunelles quand ils regardaient l’autre, comme s’ils se regardaient pour la première fois, qui colorait leurs sourires lorsque l’autre ouvrait la bouche, et qui du fait de leur bonheur colorait aussi les alentours.
Mais cette couleur, seule Tom la voyait, puisqu’elle n’était que fruit de son esprit et de ses hallucinations, de sa réalité.

«  Ça a une belle couleur l’amour. »



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MessageSujet: Re: Fais-moi voir que tu es là [Libre]   Lun 26 Mai - 21:28

Tom lui semblait très étrange. David ne le comprenait plus. Mais avait-il seulement réussi à le comprendre une seule fois? Là était la question. Non que le sujet ne soit pas compréhensible, au contraire. Mais quelque chose titillait un peu le brun. Plus il écoutait son vis-à-vis, plus il avait du mal à le croire quand il lui avait dit qu'il ne connaissait pas grand chose dans les relations de couple, et qu'il avait été gêné parce qu'il pensait qu'il allait le détruire. Sur le coup, il n'avait pas réagit, ne faisant que l'observer d'un regard... Neutre. Vide, limite. En fait, il avait attendu la suite, qui était vite arrivée, mais qui ne lui avait guère fait plaisir. Oui, bon, il avait changé trop subitement, même pour lui, mais de là à le faire remarquer... Il laisse pourtant tomber, préférant suivre son regard sur la rue, l'air plus ennuyé qu'agacé. En fait, il était lassé. De quoi? De son idée stupide de tenir compagnie à ce géant plutôt que d'aller chasser une bestiole sans arme. Du suicide, mais au moins il se serait amusé un peu plus qu'avec lui...

C'est là que tout se complique, dès que Tom commence à décrire les passants et leurs sentiments, leurs modes de vie. CE genre de chose qui détruit complètement les paroles sur sa gêne. Car, franchement, s'il ne s'y connaissait pas, alors lui était complètement inculte envers l'amour et les relations humaines ! En plus, il lui dit que la vie avait une belle couleur. Là, David a fini par ne plus écouter, préférant jeter dans toutes les informations qu'il avait reçues de cet homme pour tenter de l'effacer et de tout recommencer.

Son regard croise celui d'un canidé, un magnifique chien-loup de bonne taille, au côté de sa maîtresse. Sans laisse. Ils se défient lentement, chacun de leur côté de trottoir. L'animal était superbe, d'un beau gris, mais il parait très vite moins mignon, moins docile, dès qu'il étire ses babines pour découvrir ses crocs aiguisés. Même à une bonne distance, David se sent mal à l'aise, presque peureux. En fait, il avait la trouille des chiens qui avaient une apparence un peu trop sauvage à son goût. Du coup, vous comprendrez qu'il commence à paniquer quand la bestiole se met à trottiner dans sa direction, voulant peut-être mesurer son emprise sur le petit mouton. A coup sûr, il avait sentit qu'il n'était pas humain !

Il sent son cœur battre la chamade, ses yeux s'écarquillant alors qu'il n'arrive pas à détourner le regard. Le sac à puce venait de gagner son côté de trottoir, de quoi le faire paniquer encore plus qu'avant. Du coup... Il se jette sur Tom, se planque derrière lui en poussant un léger glapissement apeuré, comme s'il était une princesse en détresse et que le noiraud, en parfait chevalier servant, combattrait le dragon poilu qui grognait et qui claquait des mâchoires juste à un mètre de distance. Oui, sa maîtresse avait bien vu que l'animal venait de l'abandonner pour un steak un peu plus juteux que les biscuits qu'elle avait voulu lui donner et elle tentait de l'appeler depuis là où elle se trouvait, ne pouvant pas  traverser car il y avait trop de circulation. Comme par hasard, il n'y en avait pas eu quand le chien était venu !

- Bordel, Tom, fais quelque chose, vite ! Ne le laisse pas m'approcher, pitié !

Perdant toute crédibilité, David suppliait l'humain de lui venir en aide d'une voix très aiguë, à la limite de l’hystérie. Les phobies ne pardonnent aucun écart à ce sujet. Les canidés et lui, cela n'avait jamais été une très belle histoire d'amour. Surtout quand ils ont l'air aussi menaçants et hostiles que celui-ci...

hrp:
 
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MessageSujet: Re: Fais-moi voir que tu es là [Libre]   Dim 1 Juin - 14:21


Le loup dans la bergerie.



Alors qu’il parlait, parlait, parlait pour ne rien dire, ou pour plutôt énoncer le flot abscons de son esprit à une autre personne qu’à lui-même, David se contentait de le fixer avec un regard de poisson mort.
Il soupira. Cet homme était un chasseur ou un pêcheur ? Car à en voir l’expression qu’il arborait fièrement, il avait dû s’entrainer longtemps à se mettre dans la peau des poissons pour ne pas les effrayer. En fait, Tom se moquait un peu de lui, gentiment en l’imaginant passer une journée à l’aquarium, arborant cette expression pour se fondre dans l’environnement sous-marin.
Alors qu’il tirait une nouvelle fois sur sa cigarette, il remarqua que le petit brun avait tiqué à sa question concernant son changement d’attitude. Alors c’était ce genre de type là ? Oui, Tom avait fini par le comprendre. C’était le genre de type qui détestait qu’on les perce à jour, qui devaient surement mentir sur eux même pour mieux se protéger. Le problème avec ces types c’est qu’ils finissent souvent par être seuls et parfois même se mettent-ils à croire à leurs propres mensonges.

Alors qu’il parlait encore, qu’il parlait des gens, il voyait bien que son interlocuteur ne suivait plus, qu’il s’était totalement désintéressé de son verbiage. Mais s’était-il ne serait-ce qu’une fois intéressé à ce que le junkie racontait ? Il en doutait fortement. Et puis de toute façon il ne parlait pas vraiment à lui en particulier, il se parlait tout seul comme il le faisait souvent.
Soudain, il sent comme une aura animale autour de lui, il tourne la tête et voit David en plein combat de regard avec un magnifique chien-loup de l’autre côté de la rue. Pour sûr le brun avait regardé assez de documentaires animalier
pour savoir que ce duel n’avait rien d’amical. Étrangement, il avait tout de suite senti quelque chose d’animal chez David… Cela faisait partie intégrante de son être. Mais ça n’avait pas trop formalisé Tom, après tout, ce qui était étrange lui était naturel et, il avait déjà senti ce genre de choses chez d’autres.
Et sûrement le chien avait-il aussi sentit ce trait caractéristique de petit brun, et trottinait fièrement vers eux.
Et, Tom ne s’était absolument pas attendu à ce qui suivi.
David, complètement paniqué se jeta sur lui, comme qu’il pouvait lui servir de rempart. Un peu sonné, mais ne perdant rien de son clame le junkie haussa un sourcil. Alors comme ça cet homme qui paraissait si sûr de lui, glapissait de détresse dès qu’un gros chien l’approchait ? L’amusement du Junkie se mêla à un peu de compassion pour ce type. Certes il ne l’appréciait pas mais il savait que rire de la peur d’un autre, aussi étrange soit elle, n’était pas chose à faire.
Quoique pour l’instant l’autre avait plutôt l’impression qu’il allait se faire dévorer et n’arrêtait pas de gigoter derrière lui. Il aurait pu choisir rempart plus efficace tout de même, car Tom avait beau être grand, il était maigre comme un clou.

Bordel, Tom, fais quelque chose, vite ! Ne le laisse pas m'approcher, pitié !

La voix était aiguë, frôlant l’hystérie. Cela fit sursauter le brun très légèrement. Alors cette phobie était beaucoup plus viscérale que ce qu’il avait pensé. Il soupira une nouvelle fois, légèrement exaspéré par tout ce bruit.

« Arrête de te tortiller comme ça putain… » il ajouta dans un petit sourire malicieux   « Tu sais pas que ça préfère la viande qui frétille ? »
La pique n’était pas si méchante, ce n’était pas le genre de Tom d’être méchant, mais il fallait avouer que ce type le poussait légèrement à bout et que l’occasion était trop belle. Néanmoins, il se dit qu’il était peut-être temps de sauver la princesse en détresse.
Le junkie n’était pas un amoureux des animaux, enfin, pour lui les animaux étaient des êtres vivants comme les autres au même titre que les arbres et les humains, ils faisaient partie du grand « tout » universel. Mais il les aiment bien tout de même. Les trouvant parfois plus intéressants que ses semblables. Bien sûr,  les bê-bêtes à poils et à plumes ne lui sautaient pas au cou, mais le calme olympien dont il faisait preuve la plupart du temps, semblaient leur plaire.
Le brun coinça sa cigarette au coins de ses lèvres, il ferma un de ses poings et le présenta au chien. Il n’était pas dresseur, mais se souvenait qu’a l’époque où il travaillait encore avec John il arrivait que des punks à chien viennent se faire tatouer. Ceux-ci lui avaient donc appris quelques trucs pratiques si jamais il se retrouvait en présence d’un chien.
Présenter ainsi son poing fermé permettait au canidé de pouvoir renifler son vis-à-vis à loisir et de pouvoir se faire une idée de ses intentions, le calmant et l’apaisant.
Et cela marcha. Le chien loup qui grognait vers David se clama et s’assit en face de Tom. Celui-ci sourit et lui présenta sa main à laquelle il vient se frotter, réclamant un peu d’attention. Au final, les bêtes les plus grosses n’étaient pas les plus méchantes. Alors qu’il jappait joyeusement, le brun se demanda si il les avait approchés dans le simple but de coller une frousse monstrueuse à David.
«  Alors mon vieux ? T’es fier de ton petit effet ? »

Pour toute réponse le chien aboya joyeusement, ce qui fit sourire le junkie. La maitresse du loup ne tarda pas à arriver vers eux, s’excusant pour le dérangement et s’enquérant de la santé de David, ce à quoi Tom répondit.
«  Vous inquiétez pas, plus de peur que de mal. »  Du moins il l’espérait.
Alors que la jeune femme repartait il tourna la tête vers lui.

«  Alors princesse ? Saine et sauve ? »




hors jeu:
 



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MessageSujet: Re: Fais-moi voir que tu es là [Libre]   Mer 4 Juin - 21:34

Il n'arrivait pas à calmer son coeur, sentant celui-ci battre à tout rompre dans sa poitrine, comme s'il désirait broyer sa cage thoracique pour sortir de son corps et mettre les voiles trèèèès loin. Oh, mais ça, lui aussi, il voudrait bien pouvoir le faire, mais ce n'était malheureusement pas possible. Son honneur, sa fierté venait déjà de subir un sacré coup, pas question qu'il s'abaisse à courir loin de l'animal en criant comme une fille. Quoique, le fait de hurler n'était pas vraiment dans ses options, mais on ne sait jamais ; les bonus existaient pour ça, non? De toute façon, il ne pouvait pas bouger. La dernière fois qu'il avait fui devant un chien - un berger allemand s'il se souvient bien -, il avait failli passer à la casserole. Le clebs avait tenté de lui manger les mollets... Il y avait aussi un terrier qui l'avait tranquillement poursuivi alors que lui ne faisait que reculer. Pendant dix bonnes minutes avant que le maître, qui lui parlait, ne se rende compte qu'ils étaient passés du point A au point D en ligne droite. Bref. De quoi mettre à mal son ego.

Il foudroie Tom d'un regard noir, n'aimant pas très bien sa réponse à son appel au secours. Il n'avait rien à voir avec un steak haché frétillant ! Bon, il avait utilisé le terme viande, mais il avait pris l'habitude de voir ce genre de visions quand on parlait de ça. Cela ne lui plut pas pour autant. Mais il ne fit rien, trop effrayé par la présence du chien pour tenter quoique ce soit au noiraud pour lui faire ravaler ses paroles. A la place, il le laisse dompter le monstre, se plaquant automatiquement contre le mur et s'éloignant un peu du plus grand, pour pouvoir l'observer tout en restant le plus loin possible du canidé. Et il ne comprit pas tellement ce qui se passa. Tom venait-il vraiment d'apprivoiser l'animal, voir de lui arracher un jappement heureux? Il savait comment s'y prendre avec les bestioles. En plus de se faire apprécier par son cauchemar, il le tenait hors de porté, du moins jusqu'à ce que la maîtresse ne vienne récupérer son monstre. Elle demande de ses nouvelles, mais il laisse le plus à l'aise répondre à sa place, toujours planqué dans son petit coin, tétanisé.

Pourtant, quand Tom lui trouve un joli surnom, il réagit au quart de tour, se jetant sur lui et le forçant à se retrouver au sol. En fait, il se met même à califourchon sur lui, levant la main, les doigts serrés pour ne former qu'un poing haineux. L'idée de l'abattre sur son visage, de le frapper jusqu'à ce que sa colère se calme, était très tentante, mais il remarque vite qu'il n'est pas en état de se battre. Son bras tremblait beaucoup trop, tout comme son corps qui semblait encore sous le choc. Il abaisse lentement la main avant de s'écarter doucement. Il lui présente son dos, assis à même le sol, s'enlaçant de ses bras. C'était une très mauvaise journée pour lui, à ne pas en douter. Il ferme les yeux doucement, se calmant petit à petit.

- Merci... Pour le chien... Et je t'interdis de m'appeler princesse...

Il lui jette un regard, se demandant soudain s'il devait dire à voix haute ce qu'il venait de penser ou s'il devait le garder pour lui... Finalement, il opte pour le dire, rien que pour pouvoir voir sa réaction, mais son humour ne remonte pas jusqu'à ses yeux, qui étaient légèrement méfiants et encore trouillards :

- Sauf si tu veux que je te surnomme Petit prince.
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Date d'inscription : 15/04/2014
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MessageSujet: Re: Fais-moi voir que tu es là [Libre]   Lun 9 Juin - 13:37


Dessine moi un mouton.



Tom était un garçon gentil. Parfois même on aurait utilisé le terme un peu idiot pour le décrire. Ce n’était pas tellement ça, puisqu’il pouvait se vanter d’être quelqu’un de cultivé et d’assez intelligent. Il était juste … un peu lent et assez inconscient. Pas dans le sens où les sensations fortes pouvaient l’exciter. Plus dans le sens où il ne réfléchissait jamais trop aux conséquences de ses actes. Alors, oui plaisanter et faire de l’humour, tourner légèrement au ridicule un mec sous pression et plus qu’instable, avec une vrai dégaine de tueur, ce n’était peut-être pas une bonne idée. Du moins c’est ce qu’il se dit une fois plaqué à terre avec violence par une masse furibonde. Il grimaça, ce n’était pas très agréable, et la rencontre plus que violente entre son dos et le sol si compact n’avait rien de vraiment très agréable. Et, reportant son regard sur le poing serré de David, il se dit que la suite allait être encore moins agréable. Il tourna la tête et crispa son visage, prêt à se prendre la rouste de sa vie en pleine figure, avec un peu de chance il ne perdrait qu’une ou deux dents ?

Et pourtant rien ne vint. Prudemment il souleva une paupière et observa le poing qui était resté immobile. Enfin, immobile, façon de parler, tant celui-ci était agité par des tremblements nerveux. D’ailleurs tout le corps du brun était agité par le même tremblement de… choc ? Peur ?

Oui sûrement cela. Alors comme ça, ce chien lui avait fait un tel effet, pauvre garçon se dit le junkie en haussant un sourcil alors que David relâchait sa prise, le libérant et s’asseyant à même le sol, dos à lui.
Il ne dit rien, pour une fois il fut sage. Il ne fallait rien dire le temps qu’il se calme, que la bouffée de stress redescende.

- Merci... Pour le chien... Et je t'interdis de m'appeler princesse...
Il ne répond pas et le laisse finir sa phrase, puisque l’autre lui jette un regard étrange. Un regard qui dit qu’il y a plus à dire, qui demande l’approbation d’exprimer une pensée quelle qu’elle soit. Il fut en premier lieu surpris, puis lui sourit, l’approuvant dans sa démarche. Ses yeux sont encore méfiants, encore empreints de peur.
- Sauf si tu veux que je te surnomme Petit Prince.

Et là, Tom rit. Oui il rit franchement à cette remarque. Ce n’était pas un rire moqueur loin de là, c’était un rire profondément amusé. Petit prince. Immédiatement il avait pensé à ce livre qu’il avait lu étant petit et qui lui avait énormément plu, alors dans un éclair de vivacité d’esprit il l’avait immédiatement associé à leur situation. Le petit prince, un rêveur tombé d’une autre planète, qui veut qu’on lui dessine un mouton, mais un mouton spécial, car il a peur que ce mouton mange sa fleure. Pourquoi associait-il David au mouton, il ne le savait lui-même pas. Il le sentait, c’est tout.
Le brun se gratte distraitement la nuque, ne voulant pas vexer, une nouvelle fois, son vis-à-vis.

« Ahah, c’est juste… ce que t’as dit, ça m’a fait penser à un truc drôle. Ah, et y’a pas de quoi pour le chien, on a tous des phobies hein ? »  Il se tait un instant, fouilla ans sa mémoire et récita
« "Et si je connais, moi, une fleur unique au monde, qui n'existe nulle part, sauf dans ma planète, et qu'un petit mouton peut anéantir d'un seul coup, comme çà, un matin, sans se rendre compte de ce qu'il fait »

Assis par terre a côté de David, il regarda le ciel, il regarda les nuages. Il regarda le jour décliner peu à peu, le soleil qui se drape dans ses habits du soir. C’est fou ce que le temps était vite passé. C’est fou ces aventures du quotidien. C’est fou, il était juste sorti acheter quelque chose à manger…

«  Il se fait tard, ça passe vite le temps… tellement vite que tu le vois pas passer. » Il se releva, se mit sur ses pieds et s’étira un peu faisant craquer ses articulations, se faisant paraître plus grand encore. Tom ferma les yeux, respira longuement, il se sentait mieux, beaucoup mieux. Un sourire se dessina sur son visage, faisant se plisser ses joues creuses en deux petites fossettes, alors que le vent du soir venait fouetter son visage. Il tendit sa main à David toujours à terre.

«  J’crois qu’il est bientôt l’heure de rentrer… Princesse. »




hors jeu:
 



lightsteelblue pour mes paroles.
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MessageSujet: Re: Fais-moi voir que tu es là [Libre]   Jeu 12 Juin - 19:32

Comment le faire taire sans le tuer ? Après tout, il venait tout de même de comprendre que sa plus grande peur était les chiens, ou tout du moins avait-il la phobie de ces canidés. David ne se voyait pas du tout laisser Tom s'amuser à répandre la nouvelle à tout le monde, malgré qu'il ne sache même pas si le jeune homme comptait s'amuser à le dire à tous ses amis... Il avait vraiment tendance à voir les pires situations pour ne pas avoir de mauvaises surprises, plus tard. Du coup, peut-être que lui coudre la bouche serait efficace ? Non. Il ne savait même pas coudre un bouton, alors des lèvres tremblantes, suppliantes et ensanglantées ? Et encore faudrait-il que le noiraud se montre docile, qu'il ne bouge pas ni ne tremble d'un millimètre. Hors, comment attendre, telle une statue de marbre, qu'on s'amuse à nous faire taire sans tenter de fuir l'aiguille qui voudrait, par pur sadisme, nous trouer la peau? En tout cas, lui, ne le pourrait pas. Il avait un instinct de survie bien plus dévelop que la plupart des personnes, malgré qu'il semble aimer mettre ses nerfs à rudes épreuves. Pourtant, là, il aurait bien voulu se passer de cet épisode...

Il sursaute au rire de Tom, venant lui jeter un regard surpris... Avant de se refermer. Il riait de lui et il n'aime pas ça. Mais il n'avait pas la force pour le forcer à arrêter. Du coup, il le laisse faire, ne se sentant pas forcément agressé par ce rire. Juste qu'il ne l'apprécie pas. Très contradictoire, n'est-ce pas?

Il le foudroie donc du regard, avant de se calmer doucement sous ses paroles. Ainsi, il s'était trompé... Enfin, peut-être pas. Un truc drôle. Ça pourrait être lui, non? Il l'observe pendant qu'il récite quelque chose qu'il ne connaissait pas, malheureusement. Il était trop inculte pour connaître le Petit Prince. Pourtant, à la mention du mot "mouton", il se promit de tenter de trouver la référence pour lire la suite. Tom a attisé sa curiosité. C'était mauvais.

Il cligne des yeux sous la main tendue. Il n'avait même pas fait attention au plus grand, qui s'était relevé, et qui, semble-t-il, était désireux de le remettre debout. Il lui avait fait remarqué, quelques secondes plus tôt, qu'il se faisait tard. Et il avait raison. David aurait déjà dû rentrer chez lui...

Encore ce surnom ? Il grimace, lâche un râle de contrariété, mais finit par attraper cette foutue main tendue pour se mettre sur pieds. Il dépoussière un peu ses vêtements avant d'attraper son sac de course et de se placer face à Tom, plissant les yeux comme s'il voulait utiliser un laser pour le transpercer. Mais il n'était pas superman et ne possédait pas cette capacité. Du coup, il grimace un peu, avant de lui donner un coup de poing dans l'épaule, un geste amical purement masculin.

- Je t'ai dis de pas m'appeler princesse, Sale Prince ! Si on se croise de nouveau et que tu tentes d'avoir mon attention en utilisant encore ce surnom, je ferai comme si je te connaissais pas. Ah, et si tu dis à quiconque ma phobie, je nierai !

Il se fit sérieux quelques secondes avant de lui sourire et lui ébouriffer les cheveux comme il l'aurait fait à un enfant, malgré qu'il soit plus grand que lui. Il tourne ainsi les talons, lui faisant un maigre signe de la main pour dire au revoir. C'était peut-être un adieu. Le coin n'était pas assez petit pour lui permettre de garder des connaissances, pour les transformer en amis. Sauf s'il y tenait beaucoup. Hors, il ne voulait pas vraiment de Tom comme pote. Pourquoi ? Car il le déstabilisait. Sa façon d'être, de se comporter, le poussait à s'interroger sur lui, et bien sûr, sur le fait que le jeune homme était très différent des autres... Dans un sens, il espérait presque ne pas le revoir. Car, franchement, se faire traiter de gay et montrer sa phobie en moins de vingt minutes, c'était trop pour une seule et même personne !

David s'en va ~

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